Tatsusjin : la chronique abrégée de Donn F. Draeger

Publié le 23 Août 2018

Donn F. Draeger (source : Budojapan)

Donn F. Draeger (source : Budojapan)

Je rédige régulièrement des articles sur les géants des arts martiaux Japonais. En effet, les légendes, tatsujin, meijin et champions qui fleurissent au gré de l'histoire de l'archipel sont des sources permanentes d'inspirations pour les néophytes, les débutants et les professeurs. Il est donc indispensable de transmettre leur mémoire, leurs travaux et la réalité claire de leur héritage à l'ensemble des pratiquants.

Toutefois, cette chronique est tout à fait particulière car elle est uniquement consacrée à l'un des plus grands pionniers des arts martiaux Japonais : le marine Donald Frederick Draeger plus connu sous le nom de Donn. Draeger.

Son parcours est exceptionnel, son engagement est de l'ordre de l'incroyable mais en lisant avec avidité une bonne partie de sa bibliographie pour d'autres recherches, je me suis aperçu qu'il ne subsistait qu'un nombre minuscule d'articles et d'études francophones sur le sujet. Ainsi, un grande partie des pratiquants de la francophonie, conscients de l'importante de ce pionnier, demeure régulièrement aussi ignorants de son travail.

Ce chronique expérimentale n'a donc pas pour but de devenir une nouvelle oeuvre de référence mais bien de compiler la globalité des travaux de nombreux experts sur le sujet ainsi que certaines analyses personnelles réalisées lors de mes lectures.

Certaines affirmations peuvent, par conséquent, s'avérer inexactes pour l'avenir ou du fait d'une nouvelle source disponible et inconnue de votre serviteur.

La biographie du personnage étant nimbée enfin d'un grand mystère pour des raisons évoquées plus bas, il était parfois excessivement long de recouper l'ensemble des faits à une même date pour établir des comparaisons plausibles. 

Vous pouvez découvrir dès à présent le résultat final de ces investigations ci-dessous :

 

Le jeune Donn Draeger en judogi (source : judoinfo)

 

Les premiers pas d'une légende :

 

Donald Frederick Draeger est né à Milwaukee, à 150km au nord de Chicago, dans l'état du Wisconsin le 15 avril 1922. Ses parents s'appelaient Frank et Irma Draeger. A l'âge de sept ou huit ans, alors qu'il vit dans la région de Chicago, il découvre le jujutsu. Ellis Amdur précise dans un article consacré à Donn qu'il s'agit d'une forme de Yoshin ryu jujutsu sans évoquer le nom du professeur. 

Donn Draeger se penche ensuite sur le Judo à l'âge de 10 ans où, à cette époque il obtient le grade de 2ième kyu. 

Alors qu'il est adolescent, on dit déjà de lui qu'il est passionné de sports en extérieur et qu'il a développé un intérêt pour la chasse et le tir au fusil. D'un naturel plutôt bagarreur, il tient également la réputation de parvenir à se débarrasser d'adversaire plus coriaces ou plus imposants que lui. 

En raison de ses centres d'intérêts, certains pensent également qu'il se lie très tôt d'amitié avec des amérindiens locaux, ce qui est probable. En effet, la région est habitée depuis des siècles par les différentes ethnies Mesquakies, Winnebagos, Mascoutins ou Potéoutamis. Les Winnebagos et les Potéouatamis ont toujours des communautés actives dans les années 30 et particulièrement dans la région de Milwaukee.  

La légende veut que Donn. Draeger adorait ramener des trophées de chasse (il en posséderait une quarantaine) et qu'il était capable d'abattre un Grizzli adulte.

En 1940, à l'âge de seulement 17 ans, il part vivre avec son père, sa belle mère Dora, ses deux demi-frères et les beaux parents de son père selon l'United States Federal Census. 

Précisons sur ces premières données officielles qu'il existe également d'autres sources (comme les archives de l.O.G.K.F, la fédération internationale de Goju Ryu) précisant que le père de Donn. Draeger décède alors qu'il est jeune et que sa mère se remarie rapidement. Ces sources ne sont pas corroborées par aucun recensement officiel à ma connaissance.

En 1943, il est incorporé dans l'USMC, le corps des marines des états unis (il servira jusqu'en 1956). Donald débute toutefois son entrainement militaire en janvier 1943 à la base de recrutement des marines de San Diego (MCRD) adjacent à l'aéroport international de San Diego, en Californie.

Après avoir été formellement reçu en tant que marines des états-unis, il entre ensuite au régiment d'entrainement des officiers (OCS ou officer candidate school) à la base des marines de Quantico (MCB Quantico) en Virginie pour monter en grade. Donn Draeger est finalement nommé second lieutenant en avril 1943.

Il recevra un entrainement spécifique en tant qu'officier préposé aux transmissions et dès octobre 1944, il est finalement assigné au bataillon dédié aux transmissions (Corps signal battalion) plus précisément au bataillon amphibie ou VAC (V Amphibious Corps) regroupant à la fois la 3ième, 4ième et 5ième division des marines à l'époque de la seconde guerre mondiale.

Certaines sources précisent également sa participation à la bataille d'Iwo Jima (entre février et mars 1945) puisque sa première unité (le V Amphibious Corps) est effectivement impliquée.

En avril 1945, Donn Draeger est transféré au 3ième bataillon amphibie (III amphibious Corps) avec le grade de 1ier lieutemant. Son bataillon est justement en train de se préparer pour l'invasion du japon. Cependant, quand la guerre du pacifique se termine en août 1945, cette unité se rend en chine pour accepter la reddition des soldats japonais restés sur place. Entre octobre 1945 et février 1946, le lieutenant Donn Draeger servira donc dans une unité préposée aux transmissions à Tianjin.

C'est à cette date que certaines sources supposent qu'il reprend un entrainement intensif en judo et en sambo sous la direction de Mike Matvey. Il atteint très rapidement au moins le grade shodan ou nidan dans cette première discipline.

Draeger ne retourne enfin aux états unis qu'au printemps 1946. Il oeuvre alors dans un détachement des marines sous différentes affectations en Illinois, dans le Michigan et dans le Wisconsin (deux états voisins).

En janvier 1947, il est toutefois assigné à Camp Lejeune, en Caroline du Nord. Durant cette période, il est nommé capitaine, dirige une compagnie entière et s'occupe de l'équipe de judo de la base en tant qu'instructeur. En 1948, il atteint finalement en judo le rang de 4ème dan.

Notons que ce dernier grade lui permettra d'entrer plus tard dans la section "étrangers" du Kodokan où il grimpera les échelons jusqu'à obtenir (chose inédite pour un occidental) un poste d'instructeur.

Draeger se marie à Bluefield, en Virginie Occidentale le 18 juin 1949. Durant les deux années suivantes, lui et son épouse ont deux fils (n.d.a : bien que de nombreuses sources indiquent un seul fils et que la biographie familiale de Donn. soit effectivement très obscure). La famille se sépare au printemps 1951. On dira de lui plus tard que Donn est aussi obstinément concentré sur un objectif qu'un laser, et d'un tempérament tellement directif qu'il n'est visiblement pas fait pour les relations à long terme. Parallèlement, dans son quotidien martial, de nombreux témoignages précisent cependant qu'il demeure depuis toujours un gentleman, avec un humour caustique sous-jacent dans la plupart de ses propos.

Certains sources font souvent état de la personnalité complexe de Donn. Draeger qui possède une tendance très importante à compartimenter. L'humour dont il est friand est, par exemple, totalement absent de sa bibliographie future. Son étude du budo sera également régulièrement séparée de son étude future des écoles anciennes. Il n'est donc pas étonnant que sa personnalité publique ou privé soit très différente depuis l'origine.

 

Donn Draeger et Johnny Seow

 

Ambassadeur des arts martiaux :

 

Durant l'été 1951, Draeger est envoyé en Corée où il sert comme officier des transmissions dans la première division des marines. Ses devoirs sur place incluent l'enseignement du judo à Hongcheon.

En octobre 1952, Draeger est à nouveau réaffecté mais cette fois au quartier général des marines, détaché auprès de l'IABB (Inter-American Defense Board) ou bureau de la défense inter-américaine. En relation avec le ministère de la défense, il s'agit d'un comité international chargé d’homogénéiser les efforts des armées d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et Sud-Américaine, ainsi que les stratégies de défense commune de l'hémisphère ouest du globe en matière de sécurité.

A cette période, il est cofondateur de la Judo Black Belt Association dont il est l'une des têtes de file. Il s'agit de la première organisation de Judo des états unis atteignant un niveau national. Elle deviendra ensuite l'USJF (United states judo federation). Draeger devient également vice-président de l'association de judo pan-américaine et l'un des principaux promoteurs du Judo dans tous les états-unis d'Amérique et au delà, à travers le globe.

En décembre 1953, il se rend d'ailleurs en France pour assister à une compétition de Judo. Pour la communauté martiale, il est déjà considéré comme l'occidental le plus gradé en Judo et certaines sources précisent déjà un intérêt pour d'autres disciplines comme le Karaté, le Kendo, le Iaïdo (ainsi que leurs équivalents plus anciens) et quelques écoles anciennes dont il est déjà détenteur de certains grades. 

Il fait la connaissance du jeune Henry Plée car il est invité avec son équipe à dormir chez lui le soir de la compétition. Assistant aux premiers cours de Karaté d'Henry pour l'occasion (la discipline est alors presque inconnue en France), il lui fait part de son grand étonnement quant à la nature réelle de sa pratique. En effet, Donn. Draeger précise alors à Henry qu'il ne fait pas de karaté mais plutôt une sorte de boxe Française.

C'est à cette occasion qu'il fournira ensuite des documents vidéos personnels à Henry, pris lors d'une démonstration de Karaté réalisée pour le général Mac Arthur à l'université de Waseda. Cette rencontre est la pierre angulaire de la carrière du maître français à qui nous devons tous une grande partie de nos connaissances et de notre pratique.

Pour ses nombreuses années de service, Donn. est finalement élevé au rand de major puis capitaine (certaines sources précisant qu'il atteint également le grade de colonel) jusqu'à son retrait en juin 1956 pour ses 34 ans.

La même année Draeger entre à l'université de Georgetown à Washington DC. puis en 1959 il sort diplômé en sciences de la prestigieuse université Sophia de Tokyo. 

De nombreux extraits de sa correspondance avec Robert W.Smith (finalement publiés plus tard dans le Journal of Combative Sport), extrêmement bien documentés, démontrent qu'il notait ou analysait absolument tout concernant son entrainement au Kodokan. Donn Draeger y évoque notamment le travail du jeune champion de judo Isao Inokuma avec lequel il liera des liens d'amitiés.

A cette étape de sa vie, Donn Draeger se consacrera ensuite exclusivement aux arts martiaux et la promotion de ceux-ci plutôt que de faire carrière dans d'autres filières possibles (rappelons qu'il sort de très prestigieuses universités avec un background dans le domaine de la défense extrêmement complet).

Dès 1961, il débute l'écriture d'une quinzaine d'ouvrages dédiés à la pratique martiale. Sa première oeuvre intitulée  Judo Training Methods est rédigée en collaboration avec le non-moins célèbre Takahiko Ishikawa (n.d.a : le dernier livre de Draeger, consacré au Nin Jutsu, sortira en 1994).

Précisons sur ce point que Judo Training Methodes n'est pas uniquement un ouvrage catalogue sur l'aspect technique du Judo comme on peut en trouver de nos jours. L'oeuvre mène une véritable étude du corps, traite du spread out, de l'utilisation des chaines musculaires, de la musculation intelligente pour un budoka et bien le renforcement pour un entrainement spécifique. Ses différents points sur le sujet démontre déjà que les recherches de Donn Draeger sur très abouties alors qu'il s'agit d'un premier ouvrage.

Au sujet du renforcement Donn Draeger prouve d'ailleurs en un exemple unique qu'il est déjà en avance de 50 ans sur l'enseignement classique du Budo. Il explique qu'"Une fausse idée consiste à considérer les exercices avec des poids comme "artificiels". L'argument en est qu'ils ne permettent pas un transfert direct vers les situations pratiques de la vie quotidienne et considérés comme totalement inutiles. Le manque de compréhension de ce qui pourtant devait être clair est ici évident. En exécutant les exercices avec des poids nous pénalisons intentionnellement nos muscles du point de vue mécanique. L'objectif est de les charger de manière la plus complète possible. Ces handicaps imposés provoquent le développement global de ces muscles et les rendent plus efficaces dans des circonstances normales. Bien entendu, nous devons faire ce travail en unisson avec le Judo".

Donn Draeger rédige également de nombreux articles, devient créateur d'un magazine international consacré aux arts martiaux et se fait brièvement doublure et/ou consultant technique à la fin des années 60 sur certaines productions hollywoodienne comme le 5ième Jame Bond "On ne vit que deux fois".

 

Donn. Draeger sur le tournage du 5ième James Bond avec Sean Connery (source : le site de Charles Chic Eather)


Maître et pionnier globe-trotteur :

 

Concernant son palmarès martial, dès 1961 il est le premier non-japonais, avec le judoka anglais John Cornish, sélectionné pour démontrer nage no kata au All Japan Budo Championship. Il devient également membre de la célèbre Nihon Kobudo Shinkokaï, la plus ancienne organisation culturelle japonaise pour la préservation et l'étude des ko-ryu.

En 1964 l'ami et élève de Donn, le jeune Isao Inokuma, gagne la médaille d'or de Judo aux Jeux Olympiques. Dès l'année suivante, il remporte également la médaille d'or en toutes catégories aux championnats du monde de Judo de Rio de Janeiro. Il sera le premier Judoka Japonais de cette époque à préciser publiquement aux journalistes de son pays qu'il doit principalement ses victoires à l'enseignement décisif de Donn Draeger.

A cette période, accompagné d'un groupe d'amis, il débute ensuite ce que son entourage proche nommera plus tard des "weapons safari" autour du globe.

Dès 1966, il entame un tour du monde d'environ un an avec son jeune ami Isao Inokuma et d'autres budoka volontaires d'un grand nombre de disciplines. Il visitera notamment Bornéo, la Malaisie, les Philippines, Celebes en Indonésie, Sumatra, l'Australie et la nouvelle-zélande pour différentes recherches et démonstrations. Chaque fois, Donn Draeger prend des clichés, des notes, utilisent des armes nouvelles ou bien tente d'obtenir un enseignement martial sur place des maîtres qu'il cherche à approcher.

A partir de 1967, Il sera ensuite la premier pratiquant non japonais à entrer dans l'école Tenshin shoden Katori Shinto ryu alors sous la direction du célèbre Risuke Otake shihan, achevant son parcours dans cette école par l'obtention d'un grade d'instructeur. A ce stade, cet ardent promoteur du judo devient de plus en plus septique quand à l'évolution de ce dernier tandis que ses contemporains se blessent les uns après les autres. Il dira à ce sujet dans sa correspondance avec Robert.W Smith "le judo n'est pas idéal à tous les âges, je le vois de plus en plus comme une école d'auto-destruction, du moins tel qu'on le pratique de nos jours".

Il pratique également régulièrement avec son ami Kaminoda Tsunemori, détenteur d'un menkyo kaiden en Shindo Muso Ryu (une koryu enseignant principalement le Jo dont s'inspire très fortement la pratique actuelle du Jodo) et en Muso Shinden Ryu (une koryu enseignant principalement le Iaïjutsu dont s'inspire notamment la pratique actuelle du Iaïdo) mais aussi aux cotés de maîtres exceptionnels comme Shimizu Takaji, 25ème soke de l'école Shinto Muso ryu (à qui nous devons justement la diffusion de l'école hors du japon).

Dès les années 70, Donn Draeger s'éloigne d'avantage de la discipline de Jigoro Kano, un art à qui il a presque tout consacré pendant plus de 25 ans. Il dira sur le sujet qu'il ne reconnait plus l'art du fondateur. Ses pensées sur le sujet sont limpides, même pour un non-anglophone "Judo is in a sad mess everywhere. That's the main reason I have deserted the sinking ship ".

 

Cours avec Takaji Shimizu april 1968

 

Les mystères autour du mythe :

 

Préférant se consacrer finalement à ses recherches, à sa pratique du Katori Shinto ryu ou bien la pratique d'autres disciplines comme certaines formes de Penchak silat, les arts martiaux chinois ou bien à l'Aïkido Shodokan, le maître obtiendra enfin différents grades en Shindo Muso ryu, en Kendo et en Aïkido ainsi qu'une compétence certaine dans bon nombre d'autres écoles. 

Un document vidéo de cette période lui est consacré (commentaires en Japonais) et permet d'observer sa pratique. On constate que son kenjutsu est du plus haut niveau. 

Draeger décède d'un cancer le 20 octobre 1982 à Milwaukee au Veterans Affairs Medical Center. Certaines sources précisent toutefois que ce cancer est lié à un empoisonnement consécutif à l'un de ses voyages en Malaisie. La légende raconte toutefois que cet empoisonnement n'est peut être pas accidentel. Certaines sources se perdent en conjectures sur les raisons officielles et non officielles pouvant motiver quelqu'un à vouloir faire disparaître une personnalité aussi mythique et respectée du monde des arts martiaux.

A ce jour, le mystère demeure toujours intact sur les circonstances exactes de ce voyage et les faits précis liés à ces événements. Donn est finalement enterré au Wood National Cemetery de Milwaukee le 25 octobre 1982, il laisse derrière lui un immense héritage martial à travers le monde entier ainsi qu'un nombre restreints d'élèves directs.

Certains mythes continuent de demeurer également très fortement dans la légende du maître. Celui-ci travaillait-il pour la C.I.A ? A ce jour, c'était la conviction profonde de certains de ses contemporains comme Henry Plée. On sait également de source sûre qu'une partie de ses élèves et amis, tel Robert W. Smith, servirent effectivement comme consultant pour l'agence. Ce dernier déclare d'ailleurs officiellement avoir travaillé avec la C.I.A entre 1959 et 1962 à Taiwan.

Autre mythe bien ancré tout aussi probable. De nombreuses sources sûres précisent également que Donn. Draeger a rencontré le non-moins célèbre boxeur Mohamed Ali qui s'est effectivement rendu au Japon en 1976 y affronter le célèbre catcheur Inoki (n.d.a : il s'agissait d'un combat d'exhibition se soldant par un match nul, précisons que Mohamed Ali a également assisté à un entraînement de Toshio Fujiwara durant cette tournée japonaise). L'anecdote est savoureuse. Donn fréquentant régulièrement le Korakuen gym se trouva en sortant de la douche face à face avec le boxeur et son entourage.

Ali pointa immédiatement le doigt vers Donn., commentant sa musculature (n.d.a : Ellis Amdur, source indirecte de cette anecdote, précise plus haut que Donn. est effectivement taillé comme une divinité gréco-romaine) et précisant qu'il peut étendre le colosse d'un seul coup de poing...

Bien entendu, Donn. lui demanda de mettre immédiatement ses menaces à exécution et de le frapper dans l'estomac. Le mythe veut que Donn. Draeger ne bougea pas d'un centimètre entraînant la frustration du boxeur qui se mit ensuite à se déchaîner sur lui sans entraîner aucune réaction qu'un simple sourire gêné... 

...Tandis que l'assistance autour d'Ali pris sur elle d'entraîner le boxeur, extrêmement déconcerté par cet inconnu, vers d'autres objectifs. 

 

Le jeune Donn. Draeger (source : self defense compagny)

 

L'héritage derrière l'artiste martial :

 

Le long de son incroyable carrière martiale, Donn. Draeger a soutenu et aidé des dizaines d'artistes martiaux de tous les horizons (Terry Dobson, Jim Bregman, Jon Bluming, Dave Hall, Quentin Chambers, Henry Plée, Ellis Amdur, Larry Bieri etc...) ainsi que de nombreux pratiquants japonais. Il était particulièrement prévenant et attentif envers ceux qui se rendaient au japon pour y étudier les arts martiaux et raviver la flamme de ces disciplines.

On peut dire qu'il est sans doute le chercheur martial le plus prolifique du XXème siècle, vu le nombre extrêmement imposant d'ouvrages, d'articles, de co-publication, d'essais et de préfaces qu'il a offert à la postérité.

Son leitmotiv était la préservation des arts martiaux japonais qu'il jugeait déjà en voie de disparition. Sa croisade était simple : former le maximum d'occidentaux à l'ensemble des disciplines martiales japonaise pour leur permettre d'être conservées intactes et apprises partout.

 

 

1969 - Donn pratiquant le kusarigama avec Takaji Shimizu (source : le site de Charles Chic Eather)

 

Bibliographie et sources :

- Donn Draeger, an Excerpt from Martial musings de Robert W.Smith

- Martial Musings : A portrayal of Martial arts in the 20th century by Robert W. Smith et également sur ce lien

- Donn F. Draeger : The Life and times of an american Martial Arts Pioneer de de Paul Nurse pour Black Belt Magazine n°44

- Donn. F. Draeger : The Pioneer par Grigoris A.Miliaresis.

Donn Draeger, le musashi aux yeux bleus de Leo Tamaki

- Arts martiaux : leçons de force de Donn Draeger par Pavel Tsatsouline

- Les archives de l'I.O.G.K.F.

- Le site Electronic Journal of Martial arts and sciences.

- Le site du Capitaine Charles 'chic' Eather, élève de Donn Draeger

- Classical Bujutsu : the martial arts and ways of Japan de Donn Draeger.

- An analysis of Judo competition de Donn Draeger

- Donn Draeger et Robert W. Smith par Ellis Amdur.

- La biographie Anglophone wikipédia de Donn Draeger

- Documentaire sur Henry Plée de Julien Boucher.

Rédigé par Aïki-Kohaï

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