NAMT 2016 : La tradition vivante

Publié le 19 Juillet 2016

Maître Kuroda Tetsuzan lors de la NAMT 2016 (Photo : Aïki-kohaï)

Maître Kuroda Tetsuzan lors de la NAMT 2016 (Photo : Aïki-kohaï)

J'ai observé pour la première fois la tradition lors de la NAMT 2007. Je me rappelle avoir découvert des démonstrations en vidéo sans savoir à l'époque comment elles s'organisaient, et qui étaient la plupart de ces maîtres exceptionnels que j'observais là.

Je dois avouer que je n'ai pas mesuré tout de suite l'importance de cet événement avant la NAMT 2013. Il n'est d'ailleurs pas sûr que je comprenais ce qui était proposé et je fonctionnais totalement au feeling.

Mes recherches se sont affinées au fil des années et je suis très heureux d'être devenu un "invité presse récurrent" ce qui me permet de voir l'endroit et l'envers du décor exposé au grand public.

Que dire sur ce dixième cru étrange et fanstastique à la fois ?

Cette année fut si particulière que je me dois d'introduire mon propos par le reportage que j'ai proposé sur le Taïkaï 2016. Je l'estime totalement complémentaire pour comprendre certaines des démonstrations proposées d'une façon profonde.

Je dois également préciser en préambule les différences et les points communs de cette NAMT 2016 avec les autres : particulièrement apprécié par les spectateurs, le Paris Taïko Ensemble et ses wadaïkos étaient de retour pour cette édition commentée cette fois sans anicroche sonore ou presque par Jean-François Moran.

Autre élément significatif de ce dixième volet, j'ai pu aussi constater très vite que le théatre Dejazet accueillait beaucoup plus de spectateurs cette année et la plupart des gradins et balcons étaient combles. Il en devenait très dur de zigzaguer dans le noir :-).

Dernier point à noter avant de vous présenter les démonstrations et démonstrateurs ; j'ai pu relever en coulisse une ambiance nettement plus nerveuse que les opus précédents. On sentait un grand nombre de démonstrateurs en état de fébrilité totale à l'idée de proposer leurs disciplines sous les yeux de maîtres de haut calibre comme Tobin E Threadgill et Kuroda Tetsuzan.

Et je peux vous assurer que ce dernier était attentif, au point de venir directement observer sur le balcon où je prenais des photos... :-).

 

LE PROGRAMME DE LA SOIREE :

 

Elle débutait par une discipline totalement inconnue de moi : le Yi Chuan, présenté par Emmanuel Agletiner, lui même élève de Maître Li jianyu et de Wang shangwen. Il s'agit d'une discipline parfois appelée Dachengquan (Ta Cheng Tchuan ou "boxe du grand accomplissement") issue des recherches du mythique Wang Xiangzhai, dont les vertues semblent similaires au Tai chi (tàijí quán).

 

Emmanuel Agletiner (photo : Aïki-kohaï)

 

Commençons par le dire : je ne suis pas sûr d'avoir tout compris à la méthode proposée. Réputée pour sa souplesse et la capacité de génération de force de ses adeptes, Emmanuel nous présentait effectivement un style qui n'était pas sans me rappeler celui de la grue en débutant par une approche que j'ai cru reconnaître comme étant la position du pilier ou "posture de l'arbre" (Zhanzhuang).

Pour ceux qui s'interrogent, je vous propose d'ailleurs la vidéo de cette démonstration ici-même.

Il y a 5 ou 6 ans, je pense que je me serais laissé aller à froncer les sourcils face aux longues minutes de travail interne. J'ai toutefois appris à ne jamais sous-estimer les styles chinois débutant en position largement statique. Le but d'un tel mouvement est bien de "situer l'esprit du combattant" et "replacer le corps" afin de générer un mouvement de grande force...sans force. L'activité d'un corps en position statique est autrement plus difficile que de produire un effort continu sur sac de sable. Ouvrir le bal d'une dixième édition sur un tel maître donne à réfléchir aux spectateurs et expose un fait évident : la tradition va vous échapper si vous n'êtes pas attentif à l'invisible.

Cet invisible incarné par le Shinbukan Kuroda Ryugi prenait d'ailleurs immédiatement la suite, incarnée par l'énigmatique Kuroda Yasumasa, fils discret et réservé du dépositaire actuel de l'école venu présenter certains aspects des cinq écoles du Shinbukan.

 

Kuroda Yasumasa (photo : Aïki-kohaï)

 

J'ai beaucoup apprécié les différents aspects présentés par le "waka senseï" du clan Kuroda. Une partie plus connue de Iaïjutsu qui n'est pas sans rappeler les vidéos déjà observées sur l'école mais également d'autres formes proposées comme un travail aux armes ainsi que des techniques en tachi waza et suwari waza sur eri dori (saisie du col).

N'ayant pas la possibilité d'analyser profondément ce que j'ai vu, ni de vous décrire mon émotion très importante à cet instant, je préfère vous présenter avec astuce la discipline suivante : le Shoubo, présenté par le vénérable maître Yuan Zumou et ses élèves, grands habitués de la NAMT.

Je suis toujours sidéré par les 76 ans du maître qui continue au fil des années à projeter ses disciples avec précision dans un style très pur qui n'est pas sans rappeler les luttes les plus traditionnelles de la vieille europe.

 

Maître Yuan Zumou (Photo : Aïki-kohaï)

 

D'autres habitués de la NAMT prenaient immédiatement la suite et se décidaient enfin à introduire l'Aïkido dans cette dixième édition : il s'agit de Maître André Cognard et ses élèves de l'Aïkido Kobayashi Ryu.

La démonstration de l'école était très complète avec, à n'en pas douter, une part très belle laissée à la pratique des armes que je vous laisse observer sur cette vidéo prise au cours de la soirée par des spectateurs. Vous pourrez y observer notamment des chutes très directes (considérées parfois comme caractéristiques de l'école), un travail relativement axé sur la verticalité et quelques intéressants kaeshi waza (technique de contre).

 

Maître Cognard et ses élèves (Photo : Aïki-kohaï)

 

La soirée se poursuivait par l'impressionnant Uechi Ryu que je connaissais également de réputation via ses précédentes apparitions à la NAMT et de nombreux reportages sur maître Shimabukuro, pilier du karaté en France avec Didier Lorho, déjà connu de mon entourage martial plutôt axé Shotokan ou Goju Ryu.

"Maître du feu" est un surnom que j'emploierais bien pour décrire Shimabukuro sensei, cet homme très simple, "compact" et souriant, habité par la volonté de l'acier lui-même. Venu présenter à nouveau un courant majeur du Karaté d'Okinawa fondé par Uechi Kanbun et issu des boxes du tigre, de la grue et du dragon, il fallait être sacrément bien armé pour ne pas décevoir un spectateur de connaisseurs qui attendaient le maître sur le mythique kata du renforcement (notamment le sanchin gitae) et ses séquences nerveuses de combat sur distance courte et bien loin des mawashi geri sportifs.

Et je dois dire que j'ai été vraiment impressionné par la qualité du travail observé en direct. Vous trouverez d'ailleurs dans l'album en fin d'article plusieurs clichés du travail de durcissement puis de casse pratiqué ainsi que des mouvements que j'ai pu absorber pour vous via mon objectif.

 

Maître Shimabukuro (Photo : Aïki-kohaï)

 

Déjà épuisée pour les démonstrateurs, la foule poursuivit néamoins sa découverte de la soirée par la douceur et l'étrangeté du Sayu Ryu présentée par l'élégant Masato Matsuura (également présent sur d'anciennes éditions de la NAMT). La démonstration du maître s'effectua en trois temps consacrés au Niten (l'école des deux sabres de Musashi), le travail à mains nues et une impressionnante démonstration de théâtre No.

 

La transformation de Masato Matsuura (Photo : Aïki-kohaï)

 

Alors que nous étions plongés dans la plus pure tradition japonaise, une démonstration élégante de Wing Chun intervint ensuite, proposée par Didier Beddar et ses élèves.

Il va sans dire que je connaissais mal Didier que j'ai découvert à cette soirée, luttant avec brio contre l'invisible, ses disciples et les mannequins de bois. Le Wing Chun est évidemment un style chinois devenu incontournable et cela serait mentir que de vous dire qu'il ne m'évoque strictement rien (Yip Man et Bruce Lee sont passés par là...). C'est toutefois bien différent (je le répète) d'observer un mouvement au cinéma et/ou en vidéo puis de voir ce qui existe reproduit sous vos yeux avec pugnacité, densité et fluidité.

Là où maître Shimabukuro est l'incarnation du feu vivant, Didier lui est habité par la liberté de l'eau et son mouvement est difficile à capter car il semble s'échapper de lui-même.

 

Didier Beddar et ses élèves (Photo : Aïki-kohaï)

 

Tous ces exercices contre mannequin de bois n'étaient pas sans me rappeler non plus les beaux jours des arts martiaux en Europe et aux Etats-Unis dans les années 70-80 où le monde découvrait avec candeur un style jugé authentique. En 2016, la vision d'une telle voie est toujours quelque chose de magique mais les sentiments sont bien différents. On cherche ce qui nous échappe (nous échappait déjà peut être pour les plus vieux d'entre mes lectrices/lecteurs), on tente de voir à travers la technique ce qui transparait, on souhaite trouver ce qui se trouve au-delà du miroir de nos émotions guidés avec brio par les démonstrateurs.

La présentation de Didier est d'ailleurs excellente dans le sens où elle ne tombe jamais dans le piège du spectaculaire et j'en suis resté très heureux. Je vous propose là encore d'être seul juge de mon propos en visionnant directement la vidéo.

Elle laisse ensuite la place à un véritable monument du Budo : Alain Floquet, fondateur de sa propre discipline (l'Aïkibudo) sur la base des enseignements reçus par Mochizuki Minoru, Sugino Yoshio et Takeda Tokimune.

 

L'Aïkibudo (Photo : Aïki-kohaï)

 

Je ne peux pas trouver assez de mots ici-même pour dire que j'ai apprécié certains aspects de la démonstration proposée par la belle équipe du maître et sa grande présence. Vous trouverez en fin d'article plusieurs clichés et notamment le randori où, avec justesse, j'ai vu quelques beaux jours de la tradition se rejouer sous mes yeux.  Je n'ai malheureusement pas pu filmer l'ensemble et je n'ai pas non plus trouvé de vidéo sur la toile de cet instant magique (alors n'hésitez pas à chercher si vous en avez le temps).

Ce moment d'une grande intensité fut poursuivit par l'arrivée d'un autre monument dont j'ai déjà parlé dans mon reportage sur l'Aïkitaïkaï 2016, je veux bien sûr parler de Tobin E Threadgill et de ses élèves du Takamura Ha Shindo Yoshin Ryu.

 

Le Marco ne fait pas semblant (Photo : Aïki-kohaï)

 

Tobin Threadgill réalisa l'exploit (je pèse mes mots) de reproduire la même magie que j'avais observé le matin même. Des exercices de poussées étranges (je remercie au passage Xavier Duval et quelques bonnes âmes pour leurs explications profondes suites à mon article précédent), un important travail aux armes extrêmement incisif et surtout "LE mouvement minimaliste" sur saisie du partenaire au sol issu d'un travail interne extrêmement complexe. Je le répète à nouveau : celui qui observe un "truc" pareil dans le cadre d'une démonstration se dit immédiatement "c'est du chiqué" ou "c'est impossible"...

...Et pourtant je peux vous assurer d'avoir vu (et j'ai des témoins passés directement entre les pattes de Tobin) la technique passer sur des partenaires absolument non complaisants et d'un niveau tout à fait respectable.

Heureusement pour mes pauvres petits yeux, nous arrivions à l'entracte et je pris le temps de profiter de la "Sonata appassionata" de Sigfried Karg-Elert interprêtée de façon touchante par Shizuka Sasa-Tamaki.

Quelle belle introduction se fut pour présenter ensuite le très honorable et très doué "tonton Brahim" que j'apprécie beaucoup (alias Brahim Si Guesmi of course). Habitué de la NAMT, gentleman Aïkidoka, belle âme souriante, doué d'un Aïkido "redoutablement circulaire" et souple si je puis m'exprimer ainsi, Brahim senseï est un modèle humain et martial pour les petits kohaïs comme moi tout simplement.

Ceux qui aiment les vidéos peuvent se réjouir : il existe d'ailleurs un visionnage possible de la démonstration 2016 ici même.

 

Brahim Si Guesmi (Photo : Aïki-kohaï)

 

Cette épatante prestation fut pour moi l'occasion de redire à quel point je peux apprécier des coulisses les "transformations" des uns et des autres et l'intensité de la concentration qu'on peut trouver derrière le rideau. Ce qui me permet d'introduire immédiatement le retour de Didier Beddar en mode "man of taïchi" pour la poursuite énergique des festivités.

Il est intéressant de noter qu'il s'agit d'un moment rare car le Shifu montre rarement (voir jamais) ce type de travail.

La seconde démonstration de Didier pour cette NAMT confirma à nouveau mon analyse précédente : il est extrêmement dur de capturer un mouvement qui s'échappe et coule entre vos doigts comme une source d'eau vive. Tellement difficile que je dois m'excuser de ne pas avoir d'images d'une qualité suffisante à vous présenter malgré avoir changé trois fois de place "en rampant" (si si) sous les yeux intrigués de la régie et dans la chaleur des projecteurs.

Mais rassurez-vous, j'étais là lorsqu'IL monta ensuite sur scène pour le clou de la soirée. Vous savez de qui je parle. Celui pour lequel vous me tannez depuis 15 jours afin que l'article que vous avez sous les yeux finisse ENFIN par sortir. Celui pour lequel je suis harcelé (j'exagère à peine :-) ) par une horde de Budokas férocement gentils (ils vont se reconnaître les bougres) depuis le début de cet été en demi-teinte.

Commençons par dire que Tetsuzan Kuroda (car vous savez qu'il s'agit de lui) n'est pas un homme usurpant son immense réputation.

Je sais aussi qu'il y a de nombreux kohaïs qui n'osent pas poser la question la plus simple : "Mais qui est ce maître dont tout le monde parle en baissant respectueusement d'un ton ?" Avant de continuer, je vous propose Ce lien et également ce lien.

 

Maître Kuroda Tetsuzan (Photo : Aïki-kohaï)

 

Pour les autres (si mon analyse vous intéresse enfin), sachez que maître Kuroda semble osciller entre deux extrêmités émotionnelles. Sa présence hors et sur le tatami impose un mélange subtil de bienveillance la plus étrange et d'intimidation la plus directe. Pour avoir échangé très brièvement quelques regards curieux avec le maître avant sa démonstration, je me suis demandé si je devais hésiter entre m'enfuir ou lui sourire (j'ai opté pour la dernière option).

Pour avoir pu l'étudier enfin sur scène, je peux dire avec sans doute beaucoup de stupeur qu'il s'agit également d'un homme semblant pudique de sa propre puissance. L'impression d'une froideur chirurgicale qu'il laisse imprègne son entourage d'une grande dignité mais semble lui imposer une pression incroyable dans l'action que j'ai peine à décrire.

Chaque uke semblait "écraser" dans son précarré de tatami par l'énergie du senseï...

Impossible là encore de comprendre la totalité des mouvements proposés (décomposés en trois parties si ma mémoire est bonne) par le maître et ses élèves et je ne vais pas m'y aventurer trop loin volontairement. Sachez seulement que l'assemblée est demeurée muette et interdite d'une rencontre avec l'honorable soke du Shinbukan. Comme pour la démonstration de 2007, la partie Iaïjutsu de l'école est restée ma favorite pour de multiples raisons que je développerai peut-être un jour avec vous...mais pas ici car je dois poursuivre.

 

Maître Kuroda Tetsuzan (Photo : Aïki-kohaï)

 

La démonstration suivante est d'une importance spéciale pour moi car j'entretiens des liens familiaux très étroits avec la malaisie et il est question cette fois d'un art martial malais dans la plus pure tradition : le Silat Seni Gayung Fatani Malaysia que vous connaissez sans doute d'avantage sous le nom de Pencak Silat.

Je vous laisse une fois de plus profiter de la vidéo disponible ici-même. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié les techniques d'amenée au sol et le travail aux armes et notamment le Keris sur lequel j'ai déjà pu rédiger un article détaillé que vous trouverez ici-même. Sans paraphraser mon précédent essai, les arts indo-malaisiens (et ses voisins géographiques directs) accordent une place primordiale aux armes blanches et il était agréable de la retrouver pour cette NAMT. Un couteau malais dispose d'une importance mystique toute aussi puissante qu'un sabre japonais. La démonstration présentée soulignait également très bien le rapport important entre la danse et le combat dans le silat en choisissant par ailleurs de présenter au public des tenues de cérémonies presque (trop ?) complètes et non des éléments plus "pratiques".

La soirée se poursuivait par le retour non moins remarqué de l'Aïkido via un maître que j'apprécie beaucoup et que vous connaissez sans doute, à savoir Marc Bachraty. Pour ma part, j'étais simplement heureux de retrouver les démonstrateurs avec lesquels j'avais pu travailler à fond l'après-midi même et je ne vais pas répéter (encore) tout le bien que je pense de ce sensei  incroyable aux mouvements arachnéens, à l'humour ravageur et au grand sourire.

Vous trouverez d'ailleurs la démonstration de Marc en vidéo ici-même pour votre plaisir :-).

 

Le contrôle de Marc (Photo : Aïki-kohaï)

 

La fin de soirée s'enchaina pour ma part bien vite avec la présentation du systema (discipline bien connue de la NAMT) par le très spontanné Jean Michel Leprêtre, accompagné de ses élèves en mode "tenue random". Cet art martial russe basé sur les réactions instinctives, la respiration et le côté versatile continue de m'interroger chaque année sans jamais vraiment savoir si j'oscille entre l'appréciation, la fascination ou ma propre remise en question...

Mais sur ces longues questions existentielles, le Kudo pris bien rapidement la suite avec les "hommes bubulles" et leurs séquences de combats rapprochés, de frappes et de projections. Egalement présents à Bercy sur d'autres NAMT, maître Tsuchida Shinya est un redoutable combattant à n'en pas douter et je suis toujours heureux de voir que ses démonstrations font le bonheur du public en mélangeant à la fois une étiquette traditionnelle et un côté moderne plutôt punchy.

 

Le Kudo (Photo : Aïki-kohaï)

 

Afin de mettre un magnifique point final à cette 10ème NAMT, Takeharu Noro officiait comme à son habitude, accompagné de quelques élèves afin de démontrer le Kinomichi, cet art martial dont il est l'actuel dépositaire et le gardien bienveillant. Comparativement aux autres années, j'ai trouvé dans cette présentation finale quelque chose de plus incisif et un net rappel des liens directs et puissants qui demeurent entre l'Aïkido de Moriheï Ueshiba et l'art de Masamichi Noro.

La salle était particulièrement enjouée de cette ultime prestation de haute volée et cela m'a fait chaud au coeur pour tout notre dojo dont je connais bien les élèves "Kinomichistes" et leur acharnement à présenter un geste d'une qualité exceptionnelle.

Un belle élan qui me pousse à cette ultime conclusion : la tradition est bien vivante entre les mains de tous ces maîtres, jeunes et vieux, d'orient et d'occident, et j'espère qu'elle demeurera encore longtemps à notre portée.

NAMT 2016 : La tradition vivante
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Rédigé par Aïki-Kohaï

Publié dans #Arts martiaux, #Actualités-Nouveautés, #Photos, #Pratique de l'Aïkido

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