L'héritage des Géants : Retour sur le 7ème Aïki-Taïkaï

Publié le 10 Juillet 2016

Tobin Threadgill senseï et Marco Pinto du Shindo Yoshin Ryu (Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

Tobin Threadgill senseï et Marco Pinto du Shindo Yoshin Ryu (Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

Pendant ces années de recherches et de découvertes, j'ai pris l'habitude de croire, de lire, ou d'entendre de beaucoup de pratiquants d'arts martiaux que les géants étaient presque tous disparus.

J'entends par "géants" ces maîtres incroyables "d'autrefois" dont le geste semble irréel (parfois même "faux") car presque "magique" si je peux m'exprimer de la sorte.

Ils sont ceux qui ont fait les beaux jours du Budo par le passé, dont les photos, les écrits, les témoignages, les vidéos, et les secrets techniques s'arrachent dans le microcosme des arts martiaux afin de redécouvrir ce qui est perdu ou dissimulé. Je pensais honnêtement (et avec naïveté sans aucun doute) qu'ils n'existaient presque plus ou bien qu'ils étaient souvent si vieux, cachés et protégés par leur entourage qu'ils demeuraient vains pour moi, à jamais ou presque.

Je n'ai pu rencontrer à ce jour que trois  d'entre eux en chair et en os : l'incontournable Christian Tissier qui est le plus "jeune" et le plus moderne de ces géants, le vénérable Hiroshi Tada que je me réjouis de retrouver à nouveau dans son stage d'été de fin juillet 2016, et le très mystérieux Hino Akira lors de la NAMT 2015 dont je ne sais encore quoi penser de notre émouvante rencontre.

A croire que les maîtres se cachent désormais dans les livres ou de vieux dojos perdus, j'en ai omis de supposer qu'ils pouvaient encore se montrer et faire revivre ces moments magiques que je lis dans les yeux des enseignants d'aujourd'hui ayant connu Maître Ueshiba, Maître Noro, Maître Tamura, Maître Yamaguchi etc...

 

(Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

 

Herblay, la découverte, le Yoshin Ryu :

 

Invité presse de Léo Tamaki, c'est pour moi la toute première aventure de l'Aïki-Taïkaï, ces journées d'initiation et d'enseignements où sont généralement présents les démonstrateurs de la NAMT afin de présenter leurs disciplines.

Quelques invités de ces journées studieuses étaient connus de moi par chance, mais d'autres complètements étrangers à mes recherches. Certains étaient si éloignés de ma propre pratique que je me demandais bien ce qui allait se produire en mélangeant cet étrange elixir martial.

Après avoir déniché (enfin) le Dojo d'Herblay entre deux champs de tomates, je pris en premier lieu la mesure de cet événement trop souvent jugé comme annexe à la NAMT en constatant le nombre très important de visiteurs curieux.

Quelle belle bande de voyageurs de l'aïki il y avait là !

Immédiatement, je ne fus pas déçu par la présence de maîtres, d'amis, de compagnons, de Budokas, de belles âmes rassemblées là "incognitos"...ou presque. Léo et Isseï Tamaki (of course) mais aussi Julien Coup, Tanguy Le Vourch, Germain et LE Jean Marc Chamot, Stephane du Sakura Dojo de Belgique et ses élèves, des pratiquants du Yoseikan Budo de chez Jean Luc arrivés de province, des membres de plusieurs clubs de systema, Alex, Guillaume, Nicolas Delalondre et ses compagnons débarqués de partout, un beau "pack" de pratiquants de Karaté Shotokan et surtout du Wado Ryu...la liste est bien trop longue veillez me pardonner de ne pas citer tout le monde.

Mon premier sentiment est simple : ce fut vraiment fou que d'évoluer dans cette assemblée bienveillante et curieuse de plus de 80 personnes. Avoir l'occasion de rencontrer enfin certains visages connus sur le net et de pouvoir nous parler, nous sourire ou même mesurer nos échanges sur le tatami est forcément quelque chose. 

Ce sont mes premiers pas en tant que participant du Taïkaï et je fus déjà ému par la belle ambiance qui règnait dans ces couloirs, ces coulisses, sur ce tatami, dans ces gradins. C'est un mélange complet entre la tradition des Budos classiques venant se marier de façon harmonieuse au Gendaï Budo, aux Koryus Japonaises traditionnelles ainsi qu'aux disciplines modernes de combats. C'est également une rencontre riche entre des pratiquants venus du monde entier, d'Europe, des Etats-unis, du Japon et des pays de l'est. Il y a de tout, on entend de tout et ça fait forcément du bien lorsqu'on se rend compte qu'un filigrane commun nous rapproche.

On se demande aussi (et forcément avec emphase et fébrilité) : est-ce que "mon" Aïkido va marcher sur un  pratiquant de Systema, de Yoseikan Budo, de Kokodo Jujutsu, de Yoshin Ryu, de boxe, de Kali, de Karaté etc ?

Dans mon enthousiasme flagrant, je dus à nouveau choisir lors de cette journée entre prendre quelques clichés et me lancer dans la pratique et face à cette décision, je remercie au passage Margo Roux d'avoir pris le relais pendant que son mari et moi-même étions dans l'arène. Il fut convenu que je gardais mes forces pour l'après-midi tout en profitant du matin pour filmer et photographier.

Comment vous parler ensuite, sans partir totalement dans l'hyperbole façon Doctor Strange, de ce qui m'arriva à la rencontre d'un certain ...Tobin Threadgill...

 

(Photo : Aïki-kohaï)

 

Comme le dit si bien l'ami Nicolas, c'est la première fois que l’école Takamura ha Shindo Yoshin ryu participait à ce type d'événement sous la direction de sensei Tobin Threadgill et il s'agissait d'une des premières démonstrations de l’école en France depuis plus de vingt ans.

Ceci mérite donc une petite présentation (la première sur le blog) à la fois de cet art méconnu sur le sol Français et du maître.

Tout d'abord, qui est Tobin Threadgill ?

Il s'agit d'un des rares occidentaux "dirigeant" (dans le sens Kaichō) la branche d'une école ancienne d'arts martiaux Japonais. En effet, la discipline présentée : le Takamura ha Shindo Yoshin ryu (TSYR pour les intimes) est issue du Shindo Yoshin ryu créée par Matsuoka Katsunosuke, un membre du clan Kuroda, en 1864 (fin de la période édo) et précisons qu'il s'agit d'une école de Jujutsu (présentant des techniques avec armes et à mains nues) inspirée de différentes koryus plus anciennes comme celles de la lignée Akiyama Yoshin Ryu et de la lignée Nakamura Yoshin Koryu. Le Shindo Yoshin Ryu a été influencé également par les écoles de Kenjutsu Jikishinkage ryu et Hokushin Itto ryu et la branche "TSYR" est également influencée par la lignée Matsuzaki Shinkage ryu en particulier.

Originaire du Colorado, Tobin développa notamment sa pratique martiale par le Wado Ryu avec Gerry Chau puis fut l'élève de Yukiyoshi Takamura, dirigeant de la branche du Takamura Shindo Yoshin Ryu, depuis la fin des années 80. Des trois menkyo kaiden jamais donné par Takamura sensei, il fut par chance le seul à demeurer en capacité de poursuivre la diffusion des enseignements de l'école.

Mais ce n'est pas la chance qui fait aujourd'hui la grande réputation de cet expert venu spécialement en France pour exposer son apprentissage.

Tobin est réellement...spécial.

C'est le premier occidental que je rencontre qui semble "habité" à l'instar de maître Tada et de maître Hino. Je sais qu'il est également respecté par des experts tels que Maître Kuroda ou Ellis Amdur. Son aspect moitié "Jeremy Irons", moitié "Harry Potter" et ses petites lunettes, son accent de l'ouest des USA et son humour décapant font de sa présence un instant étrange et suspendu.

Pour résumer son cours de trois heures (en deux parties), j'ai pu observer qu'il s'agissait majoritairement d'un travail axé sur certains principes du TSYR communs à d'autres disciplines (notamment l'Aïkido) comme la structure, le contrôle de l'axe, le sen (l'initiative) et surtout la connexion.

 

(Photo : Aïki-kohaï)

 

J'ai personnellement beaucoup apprécié certains exemples très cartésiens donnés par Tobin et liés aux mathématiques ou à la physique pour expliquer des notions abordées en général via d'autres registres plus abstraits.

Le cours était vivant, honnête, et même...hyper intéractif ce qui est d'une grande rareté pour un enseignant de cette stature. Cette façon de faire m'a vraiment scotché à mon côté de tatami et elle décontenançait pas mal de pratiquants présents plutôt habitués à se taire il faut bien l'avouer. Grace à Tobin, j'ai pu aussi mettre pas mal d'ordre dans le Sen no sen, le Go no Sen et le sen sen no sen, notions que je maîtrise encore mal.

Petit Gouttardien dans l'âme et habitué aux questions/réponses en mode "et ça, juste ou faux", je dois dire que j'étais aux anges pour mon humble part.

Les kunren du nairiki no gyo (exercices de poussée issus du travail interne) et notamment l'étrange "push with the hands, pull with the feet" m'ont également laissé perplexe mais je ne pratiquais pas et il était parfois très étrange de voir un gabarit comme Marco Pinto (instructeur Chuden mokuroku du TSYR) se faire "ballader" par son maître d'une constitution bien plus modeste en apparence.

Je dois finalement vous exposer ce que j'ai le plus apprécié de cet homme : sa volonté concrète de démystifier des utilisations du corps complètement incroyables (si si, j'insiste).

Tobin passait régulièrement auprès de chaque stagiaire pour leur faire sentir ce qu'il voulait démontrer mais il insistait de façon subtile sur l'absence totale de douleur dans les contrôles qu'il imposait à ses ukes. Je l'ai vu passer une sorte de mélange entre un Nikkyo Ura et un Hiji Kime Osae à des enseignants chevronnés sans aucune douleur. A son contact, les pratiquants tombaient facilement à terre avec un regard surpris et étonnés de n'avoir rien vu venir (entendons par là de n'avoir pas eu mal sur ce type de contrôle articulaire). Les dernières minutes du cours furent d'ailleurs consacrées à un "geste magique" et j'ai pu observer pour la première fois "à la loupe de mon téléobjectif grand angle" Tobin Threadgill senseï imposer un impressionnant contrôle sur une saisie à genoux en restant quasiment immobile (ou presque).

 

La "prise magique" (Photo : Aïki-kohaï)

 

C'est la première fois que j'observe un enseignant occidental en capacité de démontrer un geste aussi minimaliste d'une telle précision. Si je ne l'avais pas vu ainsi, je pense que je n'aurais jamais pu croire à la réalité d'une technique si particulière dans un contexte différent (lors d'une démonstration, en vidéo ou en photo par exemple...). Ces instants sans les minimiser sont de ceux qu'on va raconter plus tard à ses futurs kohaïs en disant : j'y étais quand le clone souriant de Jeremy Irons immobilisait celui-ci sans bouger (et vos élèves de froncer les sourcils en se disant qu'on leur raconte décidément n'importe quoi).

A noter que les élèves présents étaient d'ailleurs nombreux à lever la main pour passer entre les mains du mâitre afin de s'assurer de la réalité d'un tel geste.

Rien que pour cela, il fallait être présent. J'aurais pu repartir comblé de ce voyage en terre iconnue car j'avais vu désormais ces choses possibles sur des partenaires non complaisants, dans le cadre d'une démonstration totalement publique.

 

La pratique du Kokodo Jujutsu et l'Aïkido de Marc Bachraty :

 

Le planning du samedi après-midi fut consacré pour moi à la pratique avec la découverte non pas du Wing Chun (faute d'un Didier Beddar indisponible) mais d'un cousin de l'Aïkido que je n'avais pu expérimenter jusque là : Le Kokodo Jujutsu.

Ce n'est pas la première fois que je m'exprime à ce sujet sur le blog et de nombreux lecteurs connaissent déjà cet art pragmatique dont les principes demeurent proches de l'Aïkido et pour cause...le Kokodo Jujutsu descend directement du Hakko Ryu, lui même influencé par le Daïto ryu et le Tenjin Shin'yo ryu (deux disciplines de "l'Aïki") à l'origine.

Il s'agit toutefois d'une discipline récente datant de 1995 et pour avoir eu la chance d'observer à la fois le Shodai Soke Irie Yasuhiro, fondateur du Kokodo, en 2014 et l'un des principaux Shihan français (si ce n'est le seul ?) Eric Anfrui en 2015, je peux vous dire que je n'étais pas peu fier de tâter enfin directement de "la prise qui crie".

 

(Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

 

Eric Anfrui n'est pas non plus un enseignant comme les autres. Dans les traces du maître exceptionnel qu'est Irie Yasuhiro, nous sentions tout de suite sa volonté de démontrer quelque chose de clair, d'efficace, avec une incidence directe sur le corps d'un partenaire, le tout sans se perdre en explication verbale inutile.

Nous étions proches lors de ce cours de la logique dites de "l'ultraviolet" du Hakko Ryu. Je m'explique tout de suite :

On retrouve exactement le même propos en Kokodo Jujutsu et en Hakko Ryu sur l'intérêt de porter la technique à deux niveaux différents : l'interne et l'externe. Il est d'ailleurs dit que l'ultra-violet est ce qu'il y a d'invisible et de dangereux dans l'arc-en-ciel en comparaison aux autres couleurs bien visibles du spectre. Comprenez ici, chers lecteurs/lectrices que la technique du Hakko Ryu et par extension du Kokodo Jujutsu doit avoir une incidence directe mais également en profondeur et s'articule autour de connaissances liées aux méridiens, aux kuatsus et à la santé du partenaire (Irie Yasuhiro tient d'ailleurs une petite clinique au Japon afin de soigner les gens) pour un effet maximum et précis.

Le temps très bref laissé par ce cours offrait peu de possibilité de comprendre ces différents niveaux mais un pratiquant disposant de ces éléments de compréhension pouvait en saisir très vite l'intérêt en dehors de voir les grimaces sur les visages des stagiaires :-).

Heureusement, les techniques proposées semblaient étrangement familières aux Aïkidokas bien qu'orientées vers une "contrainte plus rude" si je puis m'exprimer ainsi. J'ai pu ainsi expérimenter un genre de suwari waza shihonage ura sur kata dori puis plusieures variantes d'une sorte de Nikkyo badass en mode "articulation expendables" avec une mise au sol la main écrasée par le pied de tori et séparée du petit doigt. Malgré la douleur, je dois dire qu'il est diablement intéressant de se perdre dans les différents type de contrôle du partenaire et j'ajoute que j'apprécie sincèrement Eric pour les connaissances qu'il apporte avec le plus grand sérieux. Malgré notre rencontre datant d'un an déjà et notre correspondance peu étoffée par la suite, je fus heureux qu'il se souvienne de moi avec assez de sympathie pour échanger et me faire ressentir la plupart des mouvements proposés.

 

(Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

 

De même, je suis très satisfait d'avoir pu travailler avec des pratiquants de systema sans constater un manque dans l'exécution de mes mouvements. Arrêtons-nous d'ailleurs un instant, ami(e) lectrice/lecteur sur ce dernier point car  il est crucial. L'énorme avantage du taïkaï, au delà de proposer une série de cours via un panel de disciplines exceptionnelles, est également de mesurer notre capacité à nous adapter à d'autres schémas martiaux. On se rend bien vite compte qu'un pratiquant de Wado Ryu, de Yoseikan Budo, de boxe ou de systema va bouger d'une façon complètement inattendue et c'est tant mieux pour une raison simple.

Cela poserait évidemment question si votre pratique de l'Aïkido est inapplicable à n'importe qui et si vous êtes en incapacité de reproduire les principes étudiés face à des ukes "non dressés" dirait mon jumeau maléfique (comprenez non habitués à suivre d'une façon linéaire une technique vue à l'avance).

Cette façon de mélanger les disciplines ponctuellement est un pari osé dans un monde martial moderne où tout est compartimenté et je suis heureux de retrouver cet esprit dans un tel événement car il suscite évidemment la remise en question et la vigilance.

J'ai été surpris enfin de constater à quel point nous partageons la même curiosité et le même désir de supprimer régulièrement des frontières organisées le plus souvent par une volonté moderne de métamorphoser la pratique martiale en discipline sportive (le plus souvent dans un but compétitif). A voir le beau résultat que provoque l'effet inverse, je suis également rassuré vis à vis de mes propres recherches en sachant que je me sens en capacité de mettre en sécurité mon partenaire qu'il soit 3ème dan d'Aïkido ou aficionados d'autres écoles.

La dernière partie de cette belle journée de cours fut consacrée au plaisir de retrouver un enseignant que je connais bien : the amazing spider Marc.

 

(Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

 

Que dire de plus sur cet enseignant que je n'ai pas déjà dit dans de nombreux articles ? Marc Bachraty est un senseï lui aussi sur les traces de géants comme Maître Christian Tissier (8ème Dan) et Maître Zenei Oshiro (7ème Dan de Karaté Goju-Ryu et de Kobudo). Pour avoir eu la chance de discuter avec Christian Tissier, j'ai ma petite idée sur le degré d'exigence et d'excellence qu'un tel senseï est en attente de ses élèves les plus proches. Que Marc trouve également le temps et l'implication pour mener profondément sa recherche en Aïkido mais aussi en Goju Ryu et en Kobudo relève de l'exploit, de l'abnégation et d'une grande ouverture d'esprit.

Son cours pour ce Taïkaï demeurait toutefois classique avec un lot conséquent de Kokyu nage et de Kote Gaeshi dans le plus pur style Tissier, nuancé par la technique extrêmement pugnace et foudroyante que Marc sait imposer à "sa" pratique et par extension, celle de ses élèves, fonctionnant très souvent à la limite de la saisie ou "sur le fil de l'attaque".

Connaissant un peu le maître, j'en ai profité à fond pour me frotter directement à ses principaux uke (également démonstrateurs à la NAMT) qui, je le crois, se sont vraiment impliqués dans ce qu'ils me donnaient.

L'un d'eux en a d'ailleurs tellement fait (et je l'en remercie) que mon entourage dans les gradins s'inquiétait avec le plus grand sérieux de cette intensité incroyable que prenait ce cours "d'initiation" où j'étais totalement immergé dans le travail que proposait Marc.

Je dois préciser enfin que ces instants Aïkido furent l'occasion de travailler aussi avec l'ami Stephane Crommelynk et de découvrir sa pratique douce, souple et solaire très orientée Kishinkaï et donc parfois à l'opposée de mon "côté gros chat virevoltant" comme pourrait commenter ma femme... Une bien belle rencontre en tout cas !

 

(Photo : Margo Roux, traitement : Aïki-kohaï)

 

Et pour les courageux du dimanche ? :

Après cette journée intense et la NAMT où j'officiais également en tant que reporter kohaï, je n'avais malheureusement pas la possibilité de me libérer à nouveau ce dimanche pour profiter du reste des cours proposés. Je me devais toutefois de vous parler de quelques petites heures que vous auriez pu savourer avec moi.

Quelques regrets (la liste est non exhaustive bien sûr et je ne peux pas tous les citer) que je comblerai peut-être un jour avec vous :

- ma rencontre manquée avec l'incroyable Maitre Yukinobu Shimabukuro et Didier Lorho ainsi que leurs élèves du Karaté Uechi Ryu dont je connaissais la bonne réputation. Je sais que les participants de ce dimanche ont pu profiter directement de la joie du renforcement avec Didier en travaillant l'un des katas principaux de l'école.

- le très mystérieux Masato Matsuura de l'école Sayu dont je demeure désireux de ressentir la pratique pour me faire une idée de ses fameuses mains/fleurs de Volubilis capables de produire des katas de Niten, l'école des deux sabres de Musashi et un théâtre No du plus bel effet.

Je vous invite pour terminer à surveiller les prochains albums photos qui, à n'en pas douter, vont contenir quelques beaux clichés des maîtres réalisés durant la NAMT proprement dite. Et pour vous faire attendre, vous trouverez déjà quelques échantillons de cette belle journée dans l'album ci-dessous (à utiliser librement en sourçant simplement leur provenance et le nom de l'auteur).

Amitiés martiales et bon visionnage.

L'héritage des Géants : Retour sur le 7ème Aïki-Taïkaï
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Rédigé par Aïki-Kohaï

Publié dans #Arts martiaux, #Pratique de l'Aïkido, #Photos

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