L'Aïkido pour rester vivant : Retour sur le stage de Philippe Gouttard du 1er au 6 mars 2016

Publié le 28 Mars 2016

Photographie : Kira Vygrivach

Photographie : Kira Vygrivach

Je me rappelle quelques mots échangés en 2015 avec Marc Bachraty lorsque nous étions ensemble au stage de Tada shihan. Simples participants ébahis, tous les deux convaincus en observant les prouesses d'un vieil homme de 85 ans qu'il y avait une différence fondamentale entre les professeurs et LE maître.

Cette différence m'a fait longuement réfléchir. Devenir professeur est un long chemin vers l'excellence qui s'apprend au fil des années, devenir un maître ne s'apprend pas et semble surgir de l'inconscient collectif de ceux qui observent et qui répètent. Ce sont les élèves, les kohaïs qui donnent ces qualificatifs, cette légitimité à la base, mais aussi les autres maîtres capables de percevoir avec humilité là où s'arrêtent parfois leurs limites et leurs questions.

Etre perçu comme LE maître sans contestation aucune est également le corollaire d'un talent extraordinaire, de compétences exceptionnelles mais surtout d'avoir su rester vivant, de continuer à rester en mouvement sur un tatami jusqu'à la fin de sa vie afin de démontrer ce qu'il y a de fondamental dans l'art de Moriheï Ueshiba : L'Aïkido est un art de vie. Et que la vie n'est qu'un grand déplacement.

Si vous permettez ce parallèle osé et libre entre Hiroshi Tada shihan et Philippe Gouttard sensei, je dois vous exprimer ici pourquoi je le ressens avec simplicité.

Tous les deux sont capables de conserver leurs corps et leurs facultés dans un état intact avec les années. Mieux encore, tous les deux sont entrés dans ce cercle restreint des pratiquants de l'Aïkido où l'âge ne semble avoir aucune prise lorsque leurs pieds légers se déplaçent dans un Dojo pour recevoir et donner ce qu'ils savent, ce qu'ils comprennent, ce qui leur permet de dégager une énergie folle et une jeunesse éclatante.

Leurs mains pesantes sont le reflet du waza (ndl : la technique) sur le chemin de la protection d'eux-mêmes et de tous.

Si vous cherchez LE maître dans des endroits obscurs où les corps se brisent, où vos partenaires ne sont là fermement ancrés que pour eux-mêmes, où le travail n'est pas destiné à libérer ou oeuvrer naturellement à votre construction, vous ne trouverez jamais les réponses à vos questions car il sera trop tard dans quinze ou vingt ans, pour utiliser vos bras, vos jambes, votre squelette, vos articulations. Il ne restera qu'un esprit frustré dans un corps que vous avez réduit en miettes.

Le lion de Mèze comme je surnomme souvent Philippe Gouttard, a compris ce fait important de préservation sur le tard comme je le développais dans l'une de nos rencontres précédentes.

Je ne m'attarderai pas cette fois sur son parcours et son palmarès mais bien sur l'essentiel de l'enseignement de cette semaine de stage Parisien cuvée 2016 en espérant que vous saisirez également pourquoi je le fais depuis trois ans avec tant d'emphase. Pourquoi je ne suis pas le seul. Et pourquoi il est primordial de préserver ce que vous avez de plus précieux dans ce monde martial où tout est victoire, violence, dualité, spectacle et exploit alors que nous devrions réduire cela à la plus simple interrogation possible : Est-ce que vous vous détruisez en tentant d'apprendre ?

 

Photographie : Kira Vygrivach

 

PIEDS LEGERS POUR DES MAINS PESANTES :

Alors qu'il est l'un des professeurs d'Aïkido Français ayant le lien le plus étroit avec le Hombu Dojo de l'Aïkikaï de Tokyo, vous n'entendrez jamais Philippe Gouttard répéter les mêmes phrases des mêmes professeurs Japonais bien connus et refaire les mêmes gestes parfois vides de sens.

Alors que je le suis depuis la troisième année maintenant, c'est toujours quelque chose de frappant pour moi.

Par exemple, Philippe commence toujours chaque échauffement en expliquant à quel point...ces échauffements sont souvent mauvais. Cette année ne fit pas exception à la règle et notre senseï du moment répéta à l'envie à quel point nous commençons non pas à échauffer notre corps mais bien à déconstruire tout ce dont nous aimons mettre en valeur.

Les étirements ? En début d'entrainement, ils peuvent s'avérer très mauvais pour la fibre musculaire et ils sont absolument à proscrire à la fin d'entrainement car ils causent des microlésions venant affaiblir le travail développé juste avant.

Les exercices articulaires ? Ils sont parfois inutiles, parfois insuffisants.

Les assouplissements ? En début de cours, ils viennent souvent faire disparaître le tonus musculaire nécessaire.

En vérité, c'est pourquoi Philippe Gouttard commence bien souvent ses stages en nous disant de nous échauffer comme nous le voulons.

Plutôt rapidement, le maître préfère que nous amorcions un travail d'intensité progressive avec uke, ensemble plutôt que séparés. Ensemble afin de rappeler que c'est là l'essentiel du travail : faire quelque chose de bien avec l'autre et non pas contre lui. Polir le corps et le préparer. Echauffer le dos et les genoux. Comprendre leur toucher. Voir les qualités et non les défauts dès le départ. Rendre les pieds légers comme les "pieds de bébés de Yamaguchi senseï" et les mains pesantes pour être efficaces. Afin d'être bien certain que tout ceci va rentrer dans nos caboches, Gouttard sensei répète sans cesse :

"Et ça ? Vous comprenez, ça ? Juste ou faux ?"

Pendant les trois jours que j'ai pu suivre directement sur 2016, la difficulté physique de l'entrainement Gouttardien n'a d'égal que sa complexité sous-jacente. C'est la première année que je parviens à percevoir un fil rouge et quelques subtilités cachées que je m'en vais tenter de vous décrire :

En reprenant pour me guider la conférence 2015 de Guillaume Erard sur l'origine des techniques en Aïkido, je me suis rendu compte par exemple à quel point la compréhension de Gouttard senseï des principes originels est d'une immense finesse pour pratiquer un Aïkido efficace et constructif pour le corps.

Bien plus que le coté intuitif de son art qu'il laisse à deviner en premier lieu à ses observateurs.

Philippe Gouttard nous demanda cette année de travailler Ikkyo sans faire raidir le bras de uke. Il insista beaucoup sur cette raideur et la nécessité d'une absence d'extension totale destructrice. J'ai toujours pensé que derrière cette consigne se devinait d'abord les conseils d'un professionnel de santé puisque Philippe Gouttard est osthéopathe et qu'il insiste bien souvent sur les gestes à proscrire dans la pratique. Il ne s'agit en réalité que d'une première subtilité puisqu'en réalité le principe Ikkyo est la neutralisation de la barre du bras par le kyusho du coude majoritairement pour empêcher l'extension (mais maintenir l'extension est une option technique possible). Cette neutralisation en raidissant le bras ou en empêchant l'extension pour agir sur l'épaule est typique. Le cursus originel de l'Aïkido semble toujours prévoir une option qui préserve et une option qui peut détruire.

Le choix précis de Philippe Gouttard senseï de choisir l'option qui préserve est donc un choix cohérent d'un maître qui sait d'où vient cette connaissance. Qui a compris d'où venait cette logique martiale et ce qui fait la différence entre maîtres de la lumière et maîtres de l'ombre pour préserver son partenaire et le grandir.

Autres techniques. Autre exemples. Philippe nous fit travailler un nikkyo destiné à mettre en tension certains points du corps et non à détruire les poignets puis un Sankyo sur Katatedori sans saisir le tarse et l'articulation du poignet afin initialement de "travailler la poigne et non la destruction articulaire".

"Alors ? Juste ou faux ?" dirait-il.

Cette façon de faire répond aux mêmes logiques.

Rappelons là encore que le principe de sankyo est en réalité de neutraliser l'assise du partenaire par une ligne imaginaire passant du dessous de son bras en prenant son centre via son aisselle. Il s'agit donc majoritairement d'un contrôle de l'assise par l'aisselle et non par la saisie du poignet ce qui rend en réalité sans objet notre "brutalité habituelle" oserais-je dire, sur le tarse de uke. Travailler ainsi afin de réaliser un sankyo c'est en réalité révéler le principe originel de la technique tout en préservant le corps de son partenaire.

J'ai pu réaliser ainsi durant tout le stage que la quasi totalité des techniques proposées par Gouttard sensei disposent de cette cohérence incroyable rattachée aux principes de notre art issu du Daito Ryu. J'en avais entendu parler jusque là sans jamais être capable de le voir, de le sentir, de le comprendre et d'en voir l'intérêt au delà des plaisanteries du senseï entre "techniques originales et originelles" pour nous expliquer les possibilités de luxation offerte à l'issue d'un contrôle.

Je n'en gagne que plus de respect pour lui à ce jour.

 

Photographie : Kira Vygrivach

 

METTRE EN JEU LES ATEMIS ET LES LOIS DE FRYETTE :

"Les mots sont du maquillage" dit-on souvent mais ils sont en réalité porteurs de sens profonds s'ils sont correctements utilisés. Même chose pour l'Aïkido "Gouttardien" qui semble purement physique en premier lieu mais qui relève en réalité d'un axiome : celui de la préservation des principes pour respecter le corps.

C'est ainsi que je souhaite mettre en avant deux thèmes abordés par Philippe senseï durant ce séminaire qui me semble particulièrement importants. Vendredi et samedi (matin et après-midi), nous avons pu insister de nombreuses fois sur la nature d'un atémi en Aïkido.

Quel est son but ? Quel est sa différence avec d'autres Budo ? Quelle est sa nature profonde ?

Je reste persuadé que notre professeur pour cette semaine souhaitait faire passer un message pour amener à changer cette vision de l'atemi destructeur.

"Juste ou faux ?"

Tout d'abord Gouttard sensei nous expliqua qu'un "katatedori, c'est un tsuki qui n'est pas arrivé à destination" pour bien nous faire comprendre le sens du contact que beaucoup d'autres écoles jugent parfois sans intérêt en comparaison d'un shomen uchi ou d'un yokomen uchi.

Ainsi, il nous demanda par exemple de travailler nos saisies avec uke comme si celui-ci allait faire une frappe et d'avancer vers lui en irimi telle "une attaque sur la préparation" (en m'excusant pour ce terme technique emprunté à l'escrime moderne) afin d'être dans le danger pour contrecarrer celui-ci. Ce déplacement étant alors destiné à anticiper uke et donc à l'amener à faire un seul choix possible : celui de la saisie.

Là encore, si nous revenons aux origines du cursus technique de l'Aïkido, découlant bien plus de la lutte que du combat armé d'un sabre à bien des égards, cette proposition seule peut justifier l'intérêt de la saisie dans un cas où les deux partenaires ne sont pas armés. Elle me semble également faire encore le choix particulier de préserver le corps d'uke d'un atémi et peut demeurer complémentaires à d'autres propositions expliquant qu'un travail de saisie se justifie pour empêcher uke de dégainer un sabre.

Il s'agit de travailler là Ato no sen (caractérisant le principe Aïki) désignant le stade supérieur de la défense et qui est en réalité une possibilité de reprendre l'initiative sur l'initiative. C'est aussi accepter qu'uke fasse parfois différemment et présente une réponse réflexe à laquelle il est nécessaire de s'adapter...

D'ailleurs Gouttard senseï ne dit-il pas "Uke fait ce qu'il veut. Tout doit sembler facile pour lui" ?

Je ne suis pas sûr d'avoir la maitrise totale du sujet pour traiter de cette passionnante question mais l'atémi en Aïkido est totalement différent par nature de beaucoup d'autres atémis pratiqués dans la mesure où l'intérêt de celui-ci est l'obtention d'une réponse physiologique. Son but spécifiquement pénétrant, percutant ou chassant est de créer uniquement une réaction physiologique et non la destruction.

C'était je crois le message tout en sensibilité de notre maître de la semaine et j'espère ne pas me faire engueuler en dévoyant ce que j'ai cru comprendre de son approche sur le sujet.

 

 

Photographie : Kira Vygrivach

 

Le second thème abordé recoupe quelques notions mieux connues des osthéopathes, à savoir celui des lois de Fryette sur la mobilité de colonne vertébrale et présentant la nécessaire adaptation de chaque verterbre dans tous les plans de l'espace aux mouvements globaux du corps.

Je vais m'expliquer bien sûr. Cette loi n'est pas sans rappeler la nature hélicoïdale de l'Aïkido, combinaison d'un mouvement en translation et en rotation qui en réalité suit une ligne. Gouttard senseï nous expliqua au regard de différentes techniques comme irimi nage ou kote gaeshi sur shomen uchi que si l'Aïkido est hélicoïdal dans sa forme, c'est parce qu'il respecte les mouvements naturels du corps qui sont tous hélicoïdaux. C'est également parce que l'Aïkido est, par nature hélicoïdal qu'il peut s'adapter lui aussi aux mouvements du corps de uke.

Ainsi, c'est l'absence de cette cohérence ou de cette adapatation qui crée un blocage du corps et, parfois même, de nombreuses blessures articulaires et pertes de mobilité pour tori et uke.

Et notre professeeur de nous interroger comme souvent sur l'intérêt d'immenses chutes plaquées ou enlevées parfaitement irrespectueuses de ces principes. J'ai également beaucoup apprécié ses réflexions sur la nature de shiho nage et kote gaeshi.

Là encore, revenant à l'essentiel sur ces deux techniques, Gouttard senseï nous rappela que les mots sont bien plus que maquillage ;

"Nage veut dire projection en Japonais ? Alors pourquoi, nous ne libérons pas toujours le partenaire ? Et Kote gaeshi ne veut pas dire projection en japonais...alors pourquoi projettons-nous ?"

Et de nous parler également de la vraie nature de la force, née dans le pisiforme (le plus petit os du carpe), passage du canal de Guyon, chemin du nerf ulnaire permettant la flexion de la main et notamment les phalanges distales D4 et D5 (les deux plus petits doigts). Le territoire de ce nerf recouvrant la moitié interne de la paume, Gouttard senseï de nous préciser enfin tout son intérêt dans notre capacité à écouter le corps et les tissus.

Sur ce dernier point, il nous démontra d'ailleurs en plaisantant qu'il était, par exemple, parfaitement capable de déterminer en ushiro ryto dori la hauteur du postérieur de uke rien qu'en écoutant la saisie de uke et l'importance du pouce et de l'index dans celle-ci.

 

COEUR DE LION, AME DE MAîTRE, MISE AU POINT :


Pour conclure ce billet, je me devais de vous parler non pas du waza de Philippe Gouttard mais ce qui caractérise l'essence de celui-ci : sa flamboyante et attachante personnalité. Beaucoup d'entre vous lisant ces lignes commentent bien souvent le fait que le maître a changé tout le long de sa vie. Il est vrai qu'avant il pratiquait un Aïkido "très dur" de son propre aveu, un art "très sportif", principalement axé sur ses propres capacités athlétiques de haut niveau issues du sport de compétition. Il est aussi vrai qu'il est le premier à l'admettre ouvertement là où beaucoup d'autres le cachent.

Le maître de mon maître n'est pas un adepte de la langue de bois. Son propos est souvent brut, honnête, sans fioriture, sans cette incroyable hypocrisie omniprésente dans les arts martiaux. Certains diraient qu'il est direct, cash, un tantinet tonton flingueur, un chouilla brute de décoffrage, du Jean Gabin en version tendre avec quelques bons morceaux.

Par comparaison, je le remercie de ne prendre aucune pincette. Ni avec moi, ni avec personne.

"Mais c'est ainsi qu'on parle en province ! " dirait-il en nous glissant un clin d'oeil malicieux à tous ses élèves.

Je lui témoigne à nouveau ma reconnaissance pour le temps qu'il a pris à m'inculquer quelques "techniques de vieux" mais également à l'attention de mon épouse, fraichement sortie de convalescence et aussitôt sur les tatamis Gouttardien prête à tous nous affronter.

Je surnomme Philippe le lion de Mèze car s'entrainer à son contact me rappelle parfois à quel point nous avons tous besoin de lui comme d'un baromètre à nos propres limites, à nos propres préconceptions d'un art martial, à nos peurs, à nos espoirs, nos impatiences et nos jugements.

Je tiens à préciser enfin qu'au delà du naturel, Philippe dispose (si l'on en doutait) d'un coeur énorme. Une tendre bonhommie. Il incarne en lui cette phrase du fondateur issue du premier volume de Takemusu Aïki expliquant que l'Aïkido est "le chemin de la protection de tous les êtres".

Son désir sincère, et souvent évoqué ouvertement, de voir ses étudiants le dépasser un jour est également la preuve qu'il arpente comme nul autre le chemin. Rappelons pour en finir une autre phrase d'O-senseï dont je trouve l'écho intéressant à la lumière de ce stage :

"L'Aïkido est la voie de la sincérité. La sincérité est le chemin de la loyauté.[...] Afin de progresser dans cette voie, il est d'abord nécessaire de se parachever soi-même. Il faut bonifier le pays, le parachever, bonifier l'humanité, la parachever, bonifier la Terre".

Alors ? Juste ou faux ?

Il peret donc la

 

Rédigé par Aïki-Kohaï

Publié dans #Pratique de l'Aïkido

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Commenter cet article

Guillaume Erard 30/03/2016 03:31

"atonosen? Veux-tu dire 後の先? Dans ce cas la, ca se prononce gonosen (même si 後で c'est bien atode). Le principe Aiki (au sens historique) n'est pas gonosen mais selon moi plus proche de ce que l'on nomme sensennosen (ce sont mes propres conclusions par rapport à mes discussions avec mes maitres de Daito-ryu), et ce, même si Ueshiba Morihei semble dire que pour lu, l'aikido n'est ni l'un ni l'autre : http://www.guillaumeerard.fr/aikido/entretiens/entretien-avec-ueshiba-morihei-et-ueshiba-kisshomaru-avec-annotations

Aïki-Kohaï 05/04/2016 07:08

Tu as tout à fait raison. Je me suis également demandé (au regard du principe qu'il semble décrire) si celui ci ne ressemble d'ailleurs pas plus au sen sen no sen qu'au Go no sen (peut être s'agit il d'un "piège" sémantique destiné aux journalistes :-) )

Guillaume Erard 04/04/2016 02:04

Oui je connais bien cette citation, et il existe d'autres citations de Tokimune suggérant le contraire. La question à se poser est : dans quel contexte répondait-il, et à qui ? Si on garde ca en tête et que l'on connait les techniques selon l'organisation établie par Tokimune justement, la réponse qu'il donne est en fait très claire.

Aïki-Kohaï 03/04/2016 17:19

Bonjour Guillaume,

Je profite de ton commentaire pour apporter effectivement la précision :

J'emploie ici le terme ato no sen comme je l'ai lu retranscrite dans une interview de Tokimune du magazine Hiden (dont la traduction en Français et/ou en Anglais existe sur le net de mémoire) et qui semble décrire le principe Aïki. Effectivement, dans un sens où il s'agirait là de Go No sen (du moins pour moi).

A la lueur de cette interview, puis d'autres discussions et recherches je trouvais cette définition actuellement plus solide que le sen sen no sen (bien que le sen sen no sen reste encore confus pour moi) dans la mesure où la mise en jeu d'un principe tel que l'Aïki impliquerait une riposte à une action.

Evidement, il se peut tout à fait que j'ai tord et ma compréhension de l'Aïki est limitée mais je creuse par là en ce moment...