Recherche et redécouverte du Kuzushi

Publié le 23 Avril 2015

Philippe Gouttard en action

Philippe Gouttard en action

Awase, musubi, shoshin, ma-aï, irimi, atémi... autant de principes que l'on évoque dans la sphère de l'Aïkido pour évoquer de multiples actions et qualités indispensables à la mise en forme du principe "Aïki" dans lequel nous sommes engagés en suivant la voie de Ueshiba senseï et ses disciples.

Il est cependant un principe que je retiens plus souvent que les autres et qui fait pourtant l'objet  de moins d'attention et d'articles : je veux parler de Kuzushi qu'on traduirait (basiquement) par le mot : "déséquilibre".

En effet, on fait souvent remarquer aux novices qu'O-senseï, fondateur de l'Aïkido, que ce dernier parlait de son art en disant qu'il n'est qu'irimi (ce déplacement dans le danger en direction du partenaire) et atémi (cette frappe en direction du partenaire) mais on expose moins la finalité suivante la plus logique, celle du Kuzushi. Pourquoi ?

Je n'ai pas la réponse. Mais il est sûr que cette réponse n'est pas évidente et claire car la construction d'un irimi et d'atémi efficaces ne met pas inévitablement en place une forme de Kuzushi de même qualtié sans bien connaître, avec l'esprit et surtout le corps, ce principe.

Attardons nous donc à l'explorer un peu avec l'esprit du débutant en reprenant tout par le début comme si vous n'en aviez jamais entendu parler :

Au départ, on pense tous que kuzushi c'est "faire tomber". On pense immédiatement à une poussée, une traction ou à la perte d'un appui.

Le terme Kuzushi traduit en français n'est bien sûr pas un terme exact et ne définit par toutes les subtilités de ce principe. Commencons par dire que Kuzushi vient du verbe transitif kuzusu qui veut dire démolir, briser ou encore abattre comme on mettrait au sol un mur solide, une statue, une tour, une forteresse. C'est ce tout premier constat qui amène naturellement un novice à se poser une question simple : Si Kuzushi n'est pas qu'une simple manifestation physique de la chute d'un tiers et s'habille de plusieurs autres sens profonds, est-ce qu'il n'y a pas dans ce terme d'autres vérités cachées ?

Allons plus loin...

Le débutant entre alors dans une "terra incognita" souvent réservée aux vétérans où le Kuzushi Japonais parle en réalité d'une déconstruction méthodique de son partenaire et non d'un simple exercice physique. Cette déconstruction méthodique doit créer, plus encore dans notre discipline, une manifestation de l'Aïkido et révéler des éléments du "principe Aïki".

Pas facile ?

C'est rien de le dire...

Au fil de mes pérégrinations, j'ai entendu parler non pas d'une mais de trois formes de Kuzushi qui sont toutes interconnectées.

- Le Kuzushi externe dont la définition est simple : Déséquilibrer c'est décaler le centre de gravité hors de la base de sustentation. On utilisera souvent le Happo no kuzushi des Judokas pour expliquer "comment" faire tomber. C'est bien souvent le Kuzushi des sportifs et il existe dans beaucoup de disciplines des applications simples de ce principe reposant en revanche la plupart du temps sur les qualités athlétiques.

- Le Kuzushi structurel : Déséquilibrer, c'est "briser" la posture (shiseï) et les qualités du partenaire en action afin d'amener le Kuzushi externe. Il est nécessaire dans ce cas pour déséquilibrer d'utiliser son corps ou le corps du partenaire pour l'amener dans une position où naturellement sa posture ne lui permet pas de rester en équilibre (reculer, esquiver, placer une contrainte en réduisant la hauteur etc...). Plus facile à dire qu'à faire : on touche à mon sens un peu du doigt le principe Aïki.

- Le Kuzushi interne : Déséquilibrer, c'est alors "briser" ou "distraire" le mental et la concentration du partenaire afin d'amener le Kuzushi structurel et le Kuzushi externe. L'exemple le plus évident est celui de l'atémi qui amène un retrait de uke entrainant le Kuzushi structurel accentué alors par un Kuzushi externe qui amène à une seule porte de sortie : la chute. Les exemples les moins évidents sont à mettre au crédit d'un "sens Aïki" de la perception de son partenaire et des "failles" dans lesquelles appliquer sa technique.

 

 

Kuzushi "externe" : Si kuzushi n'est pas que "chuter"...alors que veut-il dire ?

 

Le Kuzushi dit externe est le plus simple à identifier et à observer. On comprend très vite pourquoi uke arrive au sol du fait d'une action physique. Mais le Kuzushi de l'Aïkido n'est pas exactement le Kuzushi du Judo sportif et n'est donc pas qu'une mise en difficulté du corps. Il n'est pas que la première des trois actions si chères aux Judokas modernes ("Tsukuri", le placement puis "Kuzushi", le déséquilibre puis "Kake", l'engagement final) mais un outil complet.

La preuve : Le Judo sportif nécessite de travailler par catégorie de poids alors que votre sensei d'Aïkido va vous expliquer que ce n'est normalement pas une question de gabarit. Même une petite vieille est censée pouvoir maîtriser un gros costaud en théorie. De même, un Judoka moderne va vous expliquer la poussée et la traction pour effectuer ses projections alors qu'un senseï d'Aïkido va vous répéter (en vous tapant sur la tête) de ne SURTOUT PAS pousser ou tirer.

Alors ? Quelle est LA différence ? Le Kuzushi du Judo et de l'Aïkido sont-ils si différents ?

Je dirais qu'à l'origine, ces "Ju Jitsu" n'étaient pas très éloignés et que le principe "Aïki" rapprochait ces deux arts pour un Kuzushi qui devait avoir une signification proche. Je vais tenter de m'expliquer :

Le judo est issu de deux Koryus étudiés par Jigoro Kano (koryu désignant ces arts martiaux traditionnels japonais), la Tenshin Shinyo Ryu et la Kito Ryu. La Tenshin Shinyo Ryu fondé par Iso Mataemon Ryūkansai Minamoto no Masatari en 1830. Elle est d'ailleurs elle-même censée être la "fusion" d'arts plus anciens (le Yōshin-ryū et le Shin no Shinto-ryu) et destinée principalement à la défense (ça ne vous rappelle rien ?).

Cet art martial est originellement prévu pour la "formation self-defense" des notables et des gardes de Palais (ce qui n'est pas sans rappeler un certain Daito Ryu, Koryu à l'origine principalement de...l'Aïkido). Dans des cas où l'on doit vaincre à tout prix pour sauver sa vie, y compris lorsque vous avez affaire à plus fort que vous.

Il est même dit que O-Sensei étudia cette discipline.

Quoi d'autre ?

L'école est extrêmement populaire au Japon dans les années 1848–1864 et vu le nombre d'élèves et de Dojos ouverts à cette époque et les notions développées par l'école (comme le démontre cette vidéo), il est extrêmement probable que des notions "d'Aïki" étaient fortement enseignées afin de rendre possible et surtout réussies des confrontations musclées entre gabarits très différents ce que, à ma connaissance, seul l'Aïki peut permettre.

De son coté, le kito Ryu (à observer dans cette démonstration ou bien cette vidéo) est plus proche encore de l'Aïki-jujutsu et du Daito Ryu que la Tenshin Shinryo Ryu. L'école possède un lien très fort avec l'Aïki et là aussi, la "légende" veut qu'O senseï se soit, là encore, intéressé à ses techniques de projection.

Dernier point à noter et non des moindres, l'histoire de Minoru Mochizuki prouve que Jigoro Kano connaissait, étudiait et/ou était fortement intéressé par l'Aïki de Morihei Ueshiba au point d'envoyer des "élèves espions" chargés de faire un compte rendu précis de l'enseignement qu'il recevait.

La différence originelle entre les Kuzushi du Judo et de l'Aïkido semble donc infime à la base (très éloignée du "breaking of balance" moderne du mode jeux olympiques) et serait donc venue plus tard avec la transformation des écoles de Jigoro Kano et l'introduction de la compétition puis (surtout) du "Judo sportif". Ce qu'on appelle d'ailleurs le "beau Judo" n'est plus exactement le Judo qu'on peut observer à la télévision malgré tout le respect que j'ai pour ces athlètes et pour cette discipline. La différence est à présent consommée et l'utilisation de l'Aïki y est moindre ou nulle. Il ne s'agit pas d'un jugement de valeur négatif mais d'un simple constat que la formation technique du Judo moderne aujourd'hui évolue vers...autre chose de plus "physique". Quelque chose de basé sur la puissance et l'endurance d'excellents athlètes. Mais certainement pas vers le principe Aïki.

On pourrait d'ailleurs s'interroger sur l'"Aïkido Gymnique" qu'on observe souvent dans les Dojos et dont, là aussi (et bien malheureusement) l'Aïki est moindre ou totalement absent mais ce n'est pas le propos de ce billet

Grâce à l'identification de cette différence de Kuzushi qui à présent nous définit (en partant du principe où l'Aïkido ne doit pas être un sport), on peut donc identifier le Kuzushi dit externe de notre Aïkido comme une forme de déséquilibre physique très concrète MAIS utilisant le principe Aïki. Sans cela, il s'agit d'un simple exercice physique où le faible dominera souvent le fort.

Voici notre principale différence lorsqu'elle existe encore entre Kuzushi de Aïkido et du Judo !

Mais il serait trop simple de s'arrêter là car aucun art martial (même le Judo) ne se contente à plus haut niveau (et je ne veux pas forcément parler de compétition quand je dis haut niveau) de ce "simple" mécanisme.

Comme on peut le constater très vite, ces trois formes de Kuzushi identifiées plus haut dans notre discipline sont mises en oeuvre de façon optimale par tous les autres phénomènes de l'Aïkido, le déplacement du corps (taï sabaki, irimi, tenkan, henka...), la gestion de la distance (ma-aï), le sen (l'initiative), du timing (de-aï), la vigilance et l'utilisation des atémis. La véritable "technique" est là principalement et non pas dans les principes (Ikkyo, Nikkyo etc..) et postures de situation (Irimi Nage, Shiho Nage) qui demeurent malgré tout indispensables pour développer ces qualités au bon moment. L'un se nourrissant de l'autre, nous améliorons par exemple un irimi en travaillant Ikkyo et nous améliorons Ikkyo en travaillant irimi.

Ainsi, lorsque je réalise un bon placement, lorsque je place un atémi, lorsque je retire à mon partenaire ses appuis avec le bon timing, j'applique l'entièreté de la mécanique. Mais il  ne s'agit pas uniquement de "faire tomber" mais de comprendre pourquoi l'autre est tombé.

Nous arrivons alors au stade du Kuzushi structurel.

 

 

Kuzushi "structurel" : Où le déséquilibre n'est plus une question de gravité mais de créativité

Essayez chez vous et/ou avec vos partenaires un soir sur le tatami, de préférence avec quelqu'un de physiquement plus fort que vous. Appliquez une technique, n'importe laquelle, puis demandez-vous après en listant TOUS les éléments qui amènent à votre résultat final.

Si vous analysez simplement le premier niveau de Kuzushi externe, ce dernier va donc dépendre de huit directions  et alors :

- d'un placement (de votre part et de celui d'uke, votre partenaire)

- d'un déplacement (de votre part et de celui d'uke, votre partenaire)

- d'une saisie (bien souvent de la part d'uke)

- d'un atémi (bien souvent de votre part)

Ces derniers éléments ne sont pas liés à la gravité mais des mécaniques de corps qui vont aggraver le Kuzushi externe et lui donner de l'ampleur. Souvent, mon maître dit que nous sommes créateurs de vide précisément pour cette raison.

Le Kuzushi structurel ou second niveau est en réalité un niveau technique où le pratiquant ne se contente plus de "faire des croc-en-jambe". Il analyse la posture de son partenaire et s'il va, certes agir là où Happo-no-kuzushi (les huits directions logiques du déséquilibre) se présente, la façon dont il va agir sera profondément plus subtile. Peut être va-t'il abaisser son propre centre de gravité (ce qu'utilise encore le Judo). Peut être va-t'il en même temps retirer sa jambe ou utiliser ses hanches et non pas ses bras (ce qu'utilise encore le Judo). Peut être va-t'il juste se retirer d'un espace (ce qu'utilise encore le Judo). Dans tous les cas, il évitera normalement la traction ou la poussée au maximum pour mettre un minimum de force. Dans tous les cas il doit normalement compenser cette absence de traction et de poussée par une harmonisation avec le corps du partenaire. Et de commencer à entrevoir enfin l'Aïki s'il y arrive.

C'est ainsi qu'une petite mais féroce Etsuko peut faire voler un gros imbécile dans mon genre à son passage de grade sur un gentil Koshi nage.

A ce stade, nous ne sommes plus au simple Kuzushi levier mais vous utilisez des moyens corporels pour agir et accentuer le déséquilbre, vous rendre une situation impossible à rectifier en empêchant tout point de stabilité. Un travail de balancier, davantage d'amplitude, un sens profond du timing et de relachement au bon endroit etc...

Mais il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin ! Redécouvrir le kuzushi dans sa pratique ce n'est pas uniquement comprendre ce qui motive vos articulations à se plier et le corps de votre partenaire à tomber parce qu'il y a un vide à un moment T. Et ce n'est pas uniquement compenser l'absence de force par la lecture de l'intention du partenaire. C'est également comprendre ce qui :

- s'est passé dans votre corps et le corps de uke pour amener de façon optimum uke à sortir hors de la base de sustentation

- est nécessaire pour amener à l'esprit de uke la "distraction nécessaire" pour agir sur son corps (en utilisant un type d'atémi par exemple).

Vous commencez alors à identifier des éléments n'ayant rien à faire là et vous tentez de les corriger. Mieux encore : vous commencez à traquer vos faiblesses et celles de votre partenaire. C'est là que ça commence à se corser pour vous.

 

 

Kuzushi interne : Et là, tout commence à devenir vachement compliqué...

Exemple simple. Ikkyo est un contrôle de l'épaule mais tous les Ikkyo ne font pas appel aux mécanismes de l'Aïkido d'une façon identique. Il est alors intéressant de noter que certains Ikkyo nécessitent un timing plus précis (sur shomen uchi par exemple), que d'autres nécessitent plus d'agir par le biais d'un placement (sur Ai hanmi katatedori par exemple) MAIS que la plupart (ou presque tous, je ne suis pas expert) imposent un irimi ET/OU un atémi ET/OU un déséquilibre rigoureux pour faire aboutir le mouvement dans la logique de l'Aïkido.

Lorsqu'on fait l'entièreté de ce chemin là, on se dit que décidément, O-Senseï avait dû vachement bosser la question sous des cascades glacées :-). Parce que même si à ce stade les potentialités de pratique sont infinies, quelques variables sont toujours exactement identiques.

Essayez de faire un Ikkyo sans irimi et/ou sans atémi et, à moins d'avoir un partenaire complaisant bien sur, et votre résultat ne sera que peu crédible. De même, essayez de faire une technique d'Aïkido sans déséqulibre et vous verrez...

Se former au Kuzushi interne (ou mental) est un troisième niveau indispensable pour rendre son travail crédible et se doter du petit plus qui fait les bons techniciens. Mais...qu'est-ce que j'entends par là ?

Le Kuzushi interne (ou mental), c'est savoir guetter le petit défaut dans la cuirasse en pratiquant l'économie du geste maintenant que vous comprenez (et tentez de maîtriser) les deux autres kuzushis. C'est commencer à voir votre partenaire non plus comme un partenaire mais comme une somme d'informations exploitables avec lesquelles correspondre et/ou interagir. Le partenaire est mis sous contrôle au bon moment, il est guidé, précisément parce que vous savez le lire.

Comment voulez-vous qu'un bon guide parvienne à vous guider sur un sentier sans savoir où vous souhaitez aller ?

Là encore, essayez....Mais cette fois avec un partenaire peu complaisant ou qui ne fait pas d'Aïkido ? Pourquoi ? Parce que la réelle compréhension de ce niveau de Kuzushi demande un ressenti important de l'Aïki et si votre mouvement ne fonctionne pas sur n'importe qui, alors il y a encore quelque chose à corriger.

Le travail peu également s'effectuer avec un partenaire "vétéran". Nous ne sommes plus dans le "faire" mais bien dans l'adaptation et c'est aussi là que commence le vrai travail. Nous sommes également là dans l'acceptation par Uke du déséquilibre et non la peur de celui-ci, afin de rester dans l'action. Et d'en apprendre quelque chose.

Nous sommes enfin et surtout DANS TOUS LES CAS dans la préservation de l'autre et de soi-même. Ne pas tenter d'appliquer tous les niveaux de Kuzushi, c'est compter uniquement sur ses qualités physiques (qui diminuent avec le temps) et risquer de souffrir des maux de l'Aïkido de notre temps (le dos, les hanches, les genoux, les poignets).

Franchir et comprendre intimement ces trois niveaux, c'est aussi le moment où toutes ces étapes deviennent un seul temps et où, humble kohaï, je vais m'arrêter là avant de vous raconter trop de bêtises. Si vous voulez en apprendre plus je vous invite notamment à lire (qui a dit encore ?) cet excellent article de Philippe Gouttard intitulé "Déséquilibre et/ou Déstabilisation", ce chouette livre de Philippe Grangé intitulé "Le Corps Aïki" ou encore  "DaitoRyu : vers la découverte de l'Aïki" de Tatsuo KIMURA. Vous pouvez également consulter ce très intéressant article de l'Art de la Voie (ce web magazine pour lequel je ne fais pas du tout de publicité depuis qu'ils sont fans de votre serviteur) ou encore celui très complet du Blog Gonojukan.

J'ai notamment été inspiré par cet article du Judo Club d'Anjou.

Et si vous aimez les trucs spatio-temporels mais qui demeurent intéressants et courts je vous conseille aussi cet article.de Kanbu Aïki.

 

Rédigé par Aïki-Kohaï

Publié dans #Pratique de l'Aïkido

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skhaen 28/04/2015 17:49

Hello,

Merci beaucoup pour cet article, c'est fort intéressant. Concernant le judo, je pense que tu cherches cette vidéo de Mifune pour l'illustrer le "beau judo" ;-)

https://www.youtube.com/watch?v=46veLgINFjU
https://en.wikipedia.org/wiki/Kyuzo_Mifune

Aïki-Kohaï 29/04/2015 09:03

Bonjour Skhaen,

Merci à toi de prendre le temps de me lire, d'être fidèle au site et de partager des éléments de réflexion.

Je connaissais effectivement cette vidéo très intéressante. C'est tout à fait ce que j'entends par là quand je parle du "beau judo". Bien vu :-)

Pierre.

Nicolas 23/04/2015 22:33

Bel article et effectivement on oublie souvent les origines du Judo...

Aïki-Kohaï 24/04/2015 08:59

Merci Nicolas,

Au plaisir de te lire à nouveau :-)

P.