L'eau claire reflétant la lune : Entretien avec Hiroki Ogawa Senseï

Publié le 9 Mars 2015

Bien caché sous la lumière de son maître (source : H.O)

Bien caché sous la lumière de son maître (source : H.O)

Cela fait bien longtemps (depuis cet hiver en somme) que je n'ai pris ma plume pour solliciter des entretiens et aller à la conquête de tranches de vie de pratiquant(e)s. Il est vrai que je lutte pour trouver du temps pour me libérer ET pour rencontrer directement mes interlocuteurs si possible (ce n'est pas toujours le cas) mais mon calendrier devient vite un sacerdoce.

L'entretien que je vous présente aujourd'hui, amis lectrices et lecteurs, est le fruit d'un travail de très longue haleine qui date de la rentrée 2014. A l'époque, j'avais pu faire la rencontre virtuelle de Sophie Roche (dont vous connaissez maintenant tous le site Histoire de voyager, j'ose espérer) résidant actuellement à Kyoto au Japon. Il va sans dire que Sohie est un sacré personnage et notre correspondance (souvent drôle, amicale et enrichissante) s'est bien étoffée depuis.

J'avais à l'époque sollicité également son enseignant de l'Aishinkan Aïkido à Kyoto, le très humble Hiroki Ogawa senseï et j'ai finalement eu la joie d'apprendre que ce dernier acceptait également de répondre à mes questions de kohaï Français bien....qu'il ne parle absolument pas notre langue.

Cette barrière devait-elle m'arrêter ? Que nenni !

Grâce à l'aide très précieuse de Natsuko YOKOYAMA-san, les corrections de NORI-san et à la bienveillante supervision de Sophie herself, nous avons pu traduire mes questions en Japonais, puis retranscrire les réponses d'Ogawa sensei en Anglais ainsi que dans une version Française que j'ai pu affiner mais qui m'a grandement fait gagner du temps.

Je ne saurai exprimer ici toute ma grattitude pour ces "correspondants spéciaux en direct du Japon" qui ont tous pris de leur temps pour me venir en aide alors qu'ils ne me connaissaient absolument pas.

Ce projet fut, je dois le dire, l'un des plus chronophages mais il demeure très gratifiant. Je suis donc très heureux de vous présenter ici le résultat de mon échange avec Hiroki Ogawa senseï de l'Aishinkan.

Qui est il ?

Ogawa senseï n'aime pas qu'on l'appelle sensei mais je m'excuse par avance auprès de lui pour le respect que je ne peux m'empêcher de lui témoigner. C'est un jeune homme fort talentueux et passionné, une étoile montante dans le firmament de l'Aïkido bien dissimulée derrière la lumière de son maître Toshio Tanimoto senseï.

L'Aishinkan est lui aussi un jeune "courant/club" méconnu dont le dojo originel est né à Matsuyama sur l'île de Shikoku au Japon de la volonté même de Tanimoto senseï. Aujourd'hui, l'Aïshinkan a bien grandi et est forte d'environ 200 adhérents. Le club possède d'ailleurs 4 branches japonaises ainsi qu'une à Rovigo en Italie gérée par Alan Pellegrini sensei.

Ogawa senseï, quand à lui, vient de la branche de Kyoto qu'il a lui même ouverte pour continuer à pratiquer le style de son maître mais, en toute honnêteté, c'est SON travail à lui que j'ai remarqué le plus et en premier lieu (je dois être un peu fou :-) ).

Sans plus vous faire attendre, voici la traduction de cet entretien :

 

Aïki-kohaï : Bonjour Ogawa Senseï ! 

Pour commencer cet entretien, j'aimerai que vous me racontiez vos débuts sur les tatamis. Quand avez-vous commencé la pratique des arts martiaux ?

Hiroki Ogawa :

J'ai commencé l'aïkido à fin de la première année de lycée (à 16 ans). C'était environ un an après mon souhait premier de commencer un "Budo" japonais.

Je n'étais alors pas un garçon très sociable et je n'étais pas non plus très bon, dans mon entourage, pour me faire des amis. J'étais très perturbé pendant cette période, et finalement j'étais devenu automatiquement peu équilibré .

A cette époque, un ami m'a suggéré alors de lire un livre écrit par un professeur de karaté, Masahiro Yanagawa, qui s'était formé lui même, malgré le fait qu' il était infirme et avec beaucoup de problèmes de santé. J'ai été très impressionné par cela et j'ai souhaité ensuite commencer la formation d'un budo japonais.

Cela dit, je n'avais pas assez confiance en moi pour débuter une formation de Budo immédiatement dans un Dojo. Alors, j'ai lu quelques livres et fait chaque jour une "auto-formation" par imitation des techniques de karaté. C'était ma première pratique du Budo.

Après avoir poursuivi pendant un certain temps, j'ai développé ma force et plus de confiance et je voulais commencer le Karaté ou quelque chose. J'ai alors appris qu'un ami pratiquait l'Aïkido (ce même ami qui m'avait suggéré le livre de Karaté mais qui n'avait dit à personne qu'il pratiquait l'Aïkido). Je lui ai demandé ensuite de me présenter son dojo et ce fut là ma première rencontre avec l'Aïkido.

Aïki-kohaï : Lorsque vous étiez encore kohaï, aviez-vous des difficultés ou des facilités particulières ?  Quels étaient vos exercices préférés ? Qui étaient vos professeurs à l'époque ?
Hiroki Ogawa :

Mon premier professeur était un Sensei  de Aïkikaï (8e dan) dans ma ville natale.

Par la suite, je suis entré à l'université et j'appartenais à l'Aïkido Club de l'Université. J'ai appris par de nombreux senpai du club de l'Université et également Sensei "Osaka Buikukai" (une organisation d'Aïkido dans l'ouest du Japon) qui a supervisé l'Aïkido Club de l'Université.

Dans la formation de l'Aïkido, je me sentais en grande difficulté sur la différence des enseignements de chaque personne, même si ces personnes étaient parfois dans la même organisation. Les instructions et les conseils étaient tellement différents. Ainsi, si je suivais les conseils d'un instructeur en particulier, l'autre instructeur se mettaient alors en colère. Pour cette raison, parfois je me sentais très mal à l'aise en pratiquant l'Aïkido.

Lorsque j'ai commencé, j'étais tout d'abord dans un club d'Aïkido local de ma ville natale, puis quand j'étais un étudiant de l'école secondaire et enfin alors que j’ appartenais à l'Aïkido Club de l'Université, je me devais donc de pratiquer les rudiments de l'Aïkido depuis le début en conformité avec chaque style.

Aujourd'hui, je peux comprendre que de telles différences d'instructions était un bon entraînement pour moi-même. Toutefois, dans mes jeunes jours je ressentais beaucoup d'antipathie par rapport à  ce qui m'était imposé et j'essayais de faire ma propre voie pour ma formation d'Aïkido. En raison de mon attitude, j'étais d'ailleurs rarement apprécié par les autres à cette époque. Je n’étais pas un bon pratiquant d'Aikido jusqu'à ma rencontre avec Tanimoto sensei.

Cependant, je n'ai jamais pensé que l'Aïkido était un chemin facile. Je tentais toujours depuis ma jeunesse de conserver une bonne posture. Je ne voulais pas faire de technique efficace sans garder cette bonne posture.

Et ce que j'ai préférais était surtout la formation pour développer et utiliser le seika Tanden et l'axe central de corps.

 

A l'entrainement, sous l'oeil vigilant de Tanimoto sensei (source : H.O)

 

Aïki-kohaï : La pratique de l'Aïkido vous a-t-elle apporté ce que vous cherchiez? Comment avez vous décidé de vous engager plus profondément dans la pratique de l'Aïkido ?

Hiroki Ogawa :

Je respecte Tanimoto Sensei. J’essaie toujours d'être garder un état d'esprit pur et honnête afin d'apprendre le style de l'Aïkido de Tanimoto sensei, sans ma propre pensée, comme d’eau clair d'un lac réfléchissant la lumière de la lune.

Fondamentalement, j'ai vraiment l'intention de pratiquer l'Aïkido comme un art martial. Je suis également très attiré par l'aspect spirituel de l'Aïkido, c’est-à-dire un processus de purification de mon cœur, qui est appelé "Misogi" en japonais (un terme shintoïste de purification)

Je ne suis pas sûr d'être actuellement en train de progresser sur de tels développements mais je crois qu'un jour je serai capable de me développer par la pratique de l'Aïkido tant que je continue à faire de mon mieux tout le temps.

J’apprécie en tout cas grandement Tanimoto Sensei pour cela. Grâce à lui, j'ai été en mesure de continuer la pratique de l'Aïkido jusqu'à présent et, je le crois, je serai en mesure de continuer à l'avenir aussi.

Tanimoto sensei nous apporte également par ses propres recherches, et continue donc encore à s'améliorer à un rythme effréné. Je ne peux pas terminer d'apprendre de lui, à la fois dans la technique de l'Aïkido, le coté physique, et aussi le côté spirituel. II a un caractère très profond et jusqu'à présent, je n'ai qu'à le suivre depuis toutes ces années.

Aïki-kohaï :  Pourquoi avez vous choisi l'Aïshinkan ?

Hiroki Ogawa :
En fait, je n'ai pas choisi Aishinkan. Lorsque j'ai obtenu mon université, j'ai déménagé à la préfecture d'Ehime pour mon travail. Puis, il y avait un seul dojo d'Aïkido dans la ville, qui était une branche de Aishinkan. Par la suite, je suis revenu à ma ville natale d'Ehime, puis j'ai créé l'Aishinkan Kyoto parce que je souhaitais vraiment poursuivre la pratique de l'Aïkido du style de Tanimoto sensei. Sa technique a été la chose la plus précieuse pour moi.

Lorsque je suis uke pour lui, je ne peux pas libérer ma main de la sienne et je perds mon équilibre automatiquement. Dans le même temps, je me sens comme s'il avait absorbé ma force. Quand il me projette, je ne sens pas du tout son agressivité, ni aucun type de désagrément ou bien d'inconfort. En effet, je me sens amené dans une sorte de sentiment incroyable et magique et je ris automatiquement même si je perds le contrôle de mon corps par sa technique.  C'est vraiment très difficile à expliquer. Quoi qu'il en soit, mon intuition me pousse à  pratiquer sur son chemin.

Aïki-kohaï : Pouvez vous me raconter votre première rencontre avec Tanimoto senseï ? 

Hiroki Ogawa :

Tanimoto sensei visite cette branche de l'Aishinkan une fois par mois. Après avoir débuté ma pratique quelques temps auparavant dans cette succursale, je l'ai donc rencontré pour la première fois. À l'avance, d'autres étudiants de la branche m'avaient dit que c'était un grand sensei. Mais je ne me attendais à rien de particulier à son sujet parce que je le pensais simple sensei d'une ville locale.

Ce jour-là, je suis allé au dojo comme d'habitude et j'ai trouvé un petit homme âgé assis dans le dojo. Je ne savais pas qu'il était Tanimoto Sensei, mais son seiza (assis)et sa posture étaient merveilleuses et si impressionnantes pour moi. Je ne peux pas exprimer mon sentiment par des mots ... c'était comme s'il était assis de façon droite et élevée à la fois entre le ciel et la terre. J'ai senti quelque chose, comme une sorte de grand pouvoir émanant de lui. Quoi qu'il en soit j'ai senti qu'il était une personne spéciale avant d'avoir vu ses techniques d'Aïkido.

Il a commencé son cours et je n'avais jamais vu une telle pratique. Il a fait des techniques d'Aïkido si rapides et intensives contre les étudiants qu'ils ont perdu leur équilibre et qu'ils chutaient durement. Mais il semblait que Tanimoto sensei n'utilisait aucune puissance agressive.

Au début, je me demandais si c'était quelque chose comme le "ki" mais j'ai abandonné cette idée immédiatement parce que tous les étudiants pris comme Uke étaient des hommes si puissants et stables et ils attrapaient toujours ma main très fortement. Je pensais donc que c'était impossible de faire telle technique avec seulement le "Ki".
C'était le jour le plus surprenant dans ma vie. Je ne pouvais pas comprendre ce qui se passait mais je voulais vraiment en savoir plus au sujet de son Aïkido. C'était ma première impression lorsque j'ai rencontré Tanimoto sensei pour la première fois.

Puis ensuite, j'ai acheté une voiture et j'ai commencé à rejoindre sa classe au siège de l'Aishinkan durant chacun de mes jours de congé. Il y a une heure et demie de route de ma ville au siège Aishinkan, mais je voulais vraiment pratiquer avec lui autant que possible.

Je savais que j'aurais à quitter Ehime trois ans plus tard parce que mon lieu de travail aurait certainement changé par décision de l'entreprise donc, j'ai voulu  devenir son Uke autant que possible, de sorte que je serais en mesure d'absorber son enseignement profondément à l'intérieur de mon corps.

Heureusement, j'étais son Uke du matin à la nuit chaque week-end. J'étais tellement épuisé à chaque fin de semaine mais j'ai malgré tout continué ma pratique avec Tanimoto senssei désespérément. Je réalisais que mon temps était limité à pratiquer auprès de Tanimoto sensei.

 


 

Aïki-kohaï : N'y a t'il pas d'autres maîtres dont la pratique vous intéresse​ ?

Hiroki Ogawa :

J'apprécie également Ueshiba Kisshomaru sensei.

Mais il peut sembler un peu rude, je n'aimais d'ailleurs pas son style d'Aïkido quand j'étais plus jeune et je pensais qu'il tournoyait sans arrêt et sans aucune forte impression. Pour parler franchement, il n'était pas cool et pas si attrayant pour moi quand j'étais jeune.

Cependant, Tanimoto sensei m'a parlé un jour d'un de ses souvenirs à propos de Kisshomaru sensei alors même que Tanimoto sensei lui même était encore jeune. Un jour Kisshomaru sensei est venu visiter la préfecture d'Ehime. Tanimoto sensei et deux de ses amis ont attrapé les mains de Kisshomaru sensei avec beaucoup de force et avec leurs deux mains (morote-tori), de sorte qu'ils auraient dû tous être assez stables pour résister à la technique de Kisshomaru sensei. Cependant, l'instant d'après, Tanimoto sensei et ses amis ont perdu totalement le contrôle de leur corps et ils tombèrent comme si toutes leurs forces avaient été absorbés par Kisshomaru sensei.

Tanimoto sensei m'a dit qu'il ne peut pas oublier, encore aujourd'hui, le sentiment de la main de Kisshomaru sensei. Tanimoto sensei a donc commencé à étudier l'Aïkido de Kisshomaru sensei auprès de lui. Lorsque j'ai entendu cette histoire, j'ai regardé les films de Kisshomaru sensei à plusieurs reprises. Et je dois dire que Kisshomaru sensei est, depuis lors, un sensei bien plus intéressant à mes yeux.

Aïki-kohaï : Sur quelques vidéos, nos lecteurs peuvent vous observer (avec Norimasa Kobayashi le plus souvent) sur le tatami et votre ​zagi waza​ (suwari waza) ​est notamment très impressionnant. Quelle est votre opinion sur ce travail que les pratiquants Français jugent difficile ?

Hiroki Ogawa :

 Au Japon, nous avons encore de nombreuses occasions de s'asseoir sur un Tatami et sous la forme seiza depuis l'enfance (bien que de telles occasions sont de moins en moins fréquentes). Peut-être que cette coutume Japonaise peut avoir une bonne influence. En outre, durant les moments d'activités sportives, les étudiants japonais utilisent souvent leur taille (ndl : même si je n'ai pas compris ce qu'Ogawa Senseï entendait par là), ce qui est important pour faire les techniques à genoux en Aïkido. Ces traditions peuvent donc aussi avoir une bonne influence sur les Japonais.

Cependant, je pense à la fois que Français et Japonais peuvent développer de meilleures techniques d'Aikido à genoux par un entrainement régulier.

 

Hiroki Ogawa en action (source : H.O)

 

Aïki-kohaï : Que pensez vous du travail de uke en Aïkido , quel est son rôle ​?

Hiroki Ogawa :

Nous devrions considérer uke et tori comme une seule chose. Uke et Tori est un ensemble. Nous ne devrions pas considérer Tori seulement sans Uke, et vice versa. C’est comme la respiration. Nous ne pouvons pas respirer sans expirer et inspirer. En tant que Tori, j'essaie de générer mon mouvement en partant de mon centre (tanden et l'axe du corps). Lorsque je suis Uke, j'essaie de recevoir le mouvement de tori depuis mon centre. Je pense que Tori est comme une inspiration, et que l'expiration est Uke, exactement comme dans la respiration.

Etre Uke ce n'est pas seulement pour s'exercer à Ukemi (ndl : la "chute" bien que le terme exact soit plutôt brise-chute ou bien la réception du corps), mais c'est aussi très important pour le développement d'un certain relâchement du corps tout en maintenant sa force intérieure. En outre, je pense qu'être Uke peut développer le sens spécial de l'harmonisation avec l'autre.

Donc, je prends uke et tori  comme un ensemble. Ils sont à la fois très importants.

Tanimoto sensei dit que nous devrions utiliser tout le corps. Dans le cadre du travail de Uke, nous devons automatiquement apprendre à utiliser tout le corps pour se protéger, alors que nous pouvons parfois utiliser des astuces ou des alternatives (sans utiliser tout le corps) lorsque nous sommes Tori.

A l'Aishinkan, Tanimoto Sensei est Uke très souvent. J'espère que je vais aussi continuer à être Uke même quand je serai plus vieux.

 

Aïki-kohaï : En France, on parle beaucoup d'efficacité en Aïkido (exemple : si on reçoit une attaque dans la rue). Que pensez vous de cela ?

Hiroki Ogawa :

Je n'ai aucun intérêt à utiliser l'Aïkido dans la lutte de rue. Donc, je me sens bizarre quand je suis appelé "budoka" (pratiquant d'arts martiaux). Comme je l'ai dit, je n'étais pas un bon pratiquant d'aïkido avant. A présent, je suis juste heureux d'entendre mes élèves s'amuser dans la pratique, se faire des amis ou petite amie ici :) (rires) Je suis heureux quand ils deviennent heureux.

Mr.Nakamura (professeur d'aïkido dans la préfecture de Yamaguchi, Japon) dit qu'il n'y a pas de sens si la pratique l'Aïkido ne rend pas les gens heureux. Je ne peux pas oublier ces mots. C’est ma croyance et celle de l'Aishinkan de Kyoto.

 

Le plaisir d'être toujours uke pour son maître (source : H.O)

 

Aïki-kohaï : Certains maîtres pensent que notre pratique actuelle et notre utilisation du corps est différente des maîtres d'Aïkido d'autrefois. Quelle est votre opinion ?

Hiroki Ogawa :

Je ne suis pas intéressé par les détails visibles de nos techniques. Je préfère me concentrer sur les points invisibles, comme le mouvement intérieur des corps, le Tanden, l'axe du corps, et le pouvoir du souffle (ndl : le très mystérieux Kokyu-Rokyu ?). Notre style de l'Aïkido peut être différent du style passé de l'Aïkido dans les parties visibles. Cependant, je pense que nous pouvons acquérir l'essence invisible de l'Aïkido et cette essence peut être enracinée dans notre style actuel.

Nous devons respecter les variétés de styles et ce qui est visible pour les yeux. Nous devrions en revanche essayer de développer l'essence invisible ensemble.

Aïki-kohaï : Pourquoi avoir choisi d'enseigner l'Aïkido ?

Hiroki Ogawa :

Je ne pense pas que je suis un enseignant. Ma devise est de fournir l'endroit où les gens peuvent profiter de la pratique de l'Aïkido. Ensuite, je pratique également avec eux. J'ai toujours voulu rester un pratiquant comme les autres.

Bien sûr, les débutants ont besoin d'instructions. Donc, quand j'enseigne l'Aïkido aux débutants, je fais de mon mieux pour enseigner l'aïkido.

J'ai établi l'Aishinkan de Kyoto parce que, tout d'abord, je souhaitais pratiquer le style Aishinkan de l'Aïkido. Ensuite, je veux aussi faire connaître à beaucoup de gens le style d'Aikido de Tanimoto sensei. Pour cela, il était très important pour moi d'ouvrir les branches de l'Aishinkan dans la région de Kyoto / Osaka.

Aïki-kohaï : Que conseillez-vous généralement aux débutants qui s'engagent sur la voie de l'Aïkido ?

Hiroki Ogawa :

Mon conseil, c'est qu'ils doivent garder le sourire dans la pratique, et ne pas trop y réfléchir. Il est mieux qu'ils jouissent de l'Aikido d'abord, ensuite la technique suivra plus tard.

Je souhaite soutenir les débutants afin qu'ils connaissent la joie de l'Aïkido. C’est mon premier rôle.

Je crois que ce sera la meilleure façon pour les débutants à développer leurs techniques d'Aïkido par la suite. C’est mieux que d'enseigner toutes les techniques détaillées aux débutants.

Aïki-kohaï : On m'a dit que vous donnez aussi des cours à Osaka. Quelles sont vos projets dans l'avenir pour le club ? En France, vous seriez le bienvenu, on vous aime aussi (rires) !

Hiroki Ogawa :

Je veux que beaucoup de gens soient heureux à travers l'Aïkido, autant que possible.

Donc, je fais de mon mieux pour augmenter le nombre de membres de l'Aishinkan de Kyoto / Osaka.

J'ai un plan pour l'avenir, mais je ne peux pas tout écrire ici. Je souhaite réaliser cela étape par étape. Merci en tout cas pour votre gentil commentaire. Je suis prêt à exercer en France un jour. Nous avons une succursale en Italie, je tiens donc à visiter la France quand je visiterai la branche italienne de l'Aishinkan.

 

 

Rédigé par Aïki-Kohaï

Publié dans #Entretien

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