Les contes de l'Aiki-crypte (spécial Halloween)

Publié le 1 Novembre 2014

La citrouille O-sensei (rien que ça)

La citrouille O-sensei (rien que ça)

Deux jours après Halloween, un jour après la fête des morts, il était plus que temps de vous raconter quelques bonnes histoires d'épouvantes. Mais évidemment, rien ne devait se passer comme prévu car c'est avant tout de mon propre Halloween dont je vais vous parler avant de raconter les expériences des autres (généreux contributeurs pour l'occasion et que je remercie).

 

N'essayez pas de régler votre navigateur, ces histoires martiales et horribles qui vont suivre sont véridiques

 

L'orteil tueur et le kohaï idiot :

Cela ne s'invente pas mais le soir d'Halloween, je me trouvais sur le tatami du Korindo à m'entrainer durement. Pour une fois mon professeur d'Aikido n'était pas Monfouga Senseï (retenu par des obligations Gouttardiennes en Province) mais une autre force de la nature que certains et certaines dans mon entourage martial connaissent déjà fort bien : Je veux parler d'Etsuko Iida senseï. Je pourrais vous dire que le cours était excellent, très technique ou encore sans parole comme "il se doit de l'enseignement traditionnel japonais" (clin d'oeil secret inside). Je pourrais vous parler du rôle de Uke que nous avons pu aborder et de ce que j'ai appelé "les 24h du tenchi-nage" mais Halloween oblige, je vais plutôt vous parler de ce qui est arrivé d'épouvantablement drôle.

Car évidemment, kohaï idiot, je ne peux rien faire comme tout le monde. J'ai trouvé le moyen de me blesser (très bêtement) pour Halloween.

Laissez moi donc vous rappeler qu'une blessure aux extrémités du corps est souvent plus impressionnante que sérieuse (je vais donc bien). Laissez moi également vous rappeler de vous couper les ongles de pied (et de le préciser à vos partenaires).

Car lectrices et lecteurs en ce week end d'Halloween, j'ai trouvé bien plus dangereux que Freddy et Jason.

Voici la bête coupable  :

Non, non, je déconne pas. Ne vous fiez pas à son air sympathique

 

Durant notre entrainement j'ai eu le droit à ce qu'on appelle un tsuki d'ongle de gros orteil (je ne citerais pas le propriétaire de l'orteil trop long en question pour sa sécurité, ma femme le recherche activement avec un sabre de ma collection). Comme vous le savez tous, les techniques les plus mortelles sont tellement bien exécutées que la victime se rend compte qu'elle perd son sang une fois qu'il est trop tard.

C'est exactement ce qui s'est passé.

Et pour Halloween en plus.

Lorsque je me suis rendu compte que l'ongle du gros orteil de mon tori du moment s'était habilement et lourdement planté dans un de Mes orteils (un plus petit, le lâche) et l'avait bien ouvert de long en large, j'avais déjà mis.....du sang partout. Par petite touche artistique l'histoire de bien faire les choses (mon coté poète sans doute).

Hyper classe le jour d'une fête où on peut croiser Satan, le Joker, Charlie de "Où est Charlie" et Leia Organa dans la même rame de métro. Fort bien joué dans le seul dojo du Korindo où évidemment le tatami est d'un blanc immaculé.

Je vous laisse imaginer le coté scène de crime. La honte.

Evidemment, j'étais tellement perturbé qu'après avoir lavé et momifié mon orteil que je suis sorti brusquement. Et j'ai dû également faire mes excuses à la femme de ménage et à mon admirable senseï qui ont, par gentillesse, pris les choses en main et sont parvenues à tout nettoyer avec de l'eau oxygénée. Moi qui voulait raconter les épisodes honteux, dégueux mais relativement comiques (avec du recul), je pense que j'ai été plutôt servi (j'ai même un doigt de pied momie pour le week end et non, je ne posterai pas de photo).

La morale de l'histoire ?

Mon senseï est une crème et je suis décidement un idiot fini. En plus de nous supporter pour la soirée et de nous dispenser un enseignement de qualité, elle sait très bien jouer les nettoyeurs de scène de crime (je ne sais pas si c'est bon signe pour ceux qui trouveraient un moyen de la contrarier) et effacer les traces de sang.

La seconde morale de cette histoire est qu'il est important de regarder si vos partenaires se sont coupés les ongles avant de pratiquer avec eux :-) Surtout les jours d'Halloween.

Heureusement pour moi ce genre d'événement spara-normal n'est pas un cas isolé et j'ai pu me consoler avec vos nombreux témoignages d'expériences infâmantes sur le tatami et je tenais à les immortaliser en racontant certaines.

La princesse vapoteuse et le troll des pieds :

Tout le monde sait qu'il faut se laver normalement ? Et bien figurez vous que certains partenaires qui se lavent continuent toutefois d'avoir quelques problèmes avec l'odeur de leurs pieds et notamment lorsqu'ils pratiquent sur le tatami.

Je pense qu'il faut leur pardonner (ou essayer du moins) mais c'est plutôt compliqué à vivre en tant que victime.

Ce fut d'ailleurs le cas d'une pratiquante que je nommerais malicieusement "la princesse vapoteuse". Elle me raconta notamment comment un jour, alors qu'elle s'entrainait, un troll des pieds vint à sa rencontre et souhaita l'avoir comme partenaire.

Le troll était bien déguisé mais une forte odeur "acide" émanait de lui. La princesse vapoteuse, hélas, ne comprit qu'il s'agissait des pieds du troll, qu'une fois en contact avec eux et elle en fut passablement dégoutée.

 

L'avez vous croisé sur le tatami ?

 

L'histoire ne dit pas si elle vomit sur le troll des pieds. Mais je sais que ces trolls courent toujours car on me raconta d'autres histoires sur eux et notamment dans les vestiaires où il devient vite intenable de s'habiller auprès d'eux.

J'ai également le témoignage d'un pratiquant qui était tellement embarrassé par l'odeur de pied de son partenaire troll qu'il simula un malaise afin de lui échapper. Chose importante à savoir : le troll des pieds ne se change pas en pierre le jour venu (c'est bien dommage).

La morale de ces histoires de troll est donc bien d'amener un pince nez. Ou alors de vous laver les pieds avec le matériel adéquat si vous pensez être un troll épouvantable.

Une autre histoire ?

Mieux, j'ai tout un florilège de contes de vos blessures et il fallait bien faire une sélection.

Les seigneurs des naseaux :

J'ai donc bien noté messieurs que vous étiez nombreux à vous blesser à un endroit particulièrement stratégique de notre anatomie. Je veux bien sur parler...du nez.

Un certain et illustre P. raconta notamment comme sa péninsule, son cap que dis-je, son roc, fut transformé en citrouille par un partenaire maladroit mais fut sauvé par...un gynécologue présent sur place et également capable de réparer les dégats (à l'exclusion évidemment de ceux causés à l'égo).

J'ai également eu le témoignage d'un pratiquant dont le nez saigna à la suite d'un tsuki mal exécuté et imprégna tellement le bord du tatami (et le bois du parquet) que tout le monde peut encore en voir la trace à ce jour dans le dojo (et rire du malheureux) malgré tous les efforts de nettoyage approprié.

Mais le nez est un accessoire fragile et on me raconta aussi comment, pour certains, il se met à saigner tout seul pendant les fortes chaleurs entrainant les excuses injustifiées de partenaires de travail qui pensent être à l'origine d'un mauvais mouvement (pratique, si l'on cherche à faire chanter ses partenaires de pratique).

La morale de ces histoires ?

Venir avec une coque de pif ou un casque de kendo pour s'entrainer avec les plus maladroits. Et prévoir une bonne dose de mouchoir (ainsi qu'un gynécologue soigneur de nez).

Malheureusement, d'autres endroits du corps comme les poignets sont aussi les victimes de ce genre d'accidents plus impressionants que graves comme moi même et un certain J.F peuvent en faire l'expérience dans d'autres tribulations.

Mais que serait ce billet fou sans quelques histoires de pervers psychopathes avec un problème vestimentaire ?

The walking dumb :

Beaucoup de kohaïs viennent sur des tatamis avec des accessoires vestimentaires pour le moins insolites. En général, afin de s'épargner l'achat d'une nouvelle tenue complète de travail, certains préfèrent miser sur le recyclage d'anciennes tenues et de vieilles ceintures pour débuter.

Tout le monde a donc pu faire l'expérience de débutants complets se pointant au dojo avec un bas de Kimono rose (ou bleu, ou violet) accompagné d'une ceinture jaune à barrette et d'un T-shirt de Krav maga. Tout ceci n'est pas très grave lorsqu'on débute, mais cela peut devenir bien plus choquant lorsque le débutant en question a décidé de ne rien porter sous sa tenue et qu'elle est en assez mauvais état (déchirures et petits trous par exemple).

 

 

J'ai eu donc vent d'une expérience traumatisante de type "grelots à l'air". Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner sur une tentative de chute du plus mauvais effet face à UNE partenaire mais je me refuse à me moquer des protagonistes bien jeunes à l'époque.

La morale de cette dernière histoire ?

Si vous êtes débutant : mettez un slip. Et trouvez vous un jogging dans votre armoire plutôt que d'effrayer les jeunes filles avec du vieux matos. Cela peut faire rire mais certaines peuvent en faire des mauvais rêves.

D'ailleurs, je me posais une question bizarre (mais je ne suis pas le seul à la poser), pourquoi est-ce que seuls les pratiquants mâles pensent qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des sous vêtements sous son Gi à une époque où un slip n'est pas si cher que ça ?

Les problèmes de trou dans les vêtements peuvent d'ailleurs se transformer en catastrophe comme en témoigne l'histoire d'un pratiquant confirmé (que je salue et qui se reconnaitra) qui s'est retrouvé légèrement ridicule en explosant les coutures de son hakama simplement en marchant dessus (sans oublier la chute honteuse qui allait avec).

 

Pour conclure ces contes véridiques, je tenais tout simplement à remercier encore celles et ceux qui ont pris le temps de me narrer leurs expériences étranges mais martiales. Promis, je ne donnerai pas de noms mais vous pouvez toujours témoigner dans les commentaires si vous l'osez, l'histoire qu'on attaque ce mois de novembre tristounet dans la bonne humeur.

Je vous laisse, j'ai un orteil à momifier moi...

 

 

 

 

 

Rédigé par Aïki-Kohaï

Publié dans #Humour

Repost 0
Commenter cet article